Je savais pas quoi mettre alors voici, non corrigé et mal mis en page par canalblog, le nouveau premier chapitre du Projet EMGOH, qui est un récit drôle.

EMGOH_S01-_-Episode1—HDTV--powered by emugorilla.ru

Chargin' Neoparis

Push the button for breast !

L'histoire commence à Paris, autant que puisse commencer une histoire quelque part. Il est évident qu'il y a un avant, que cet avant a un avant, et ainsi de suite jusqu'à la mauvaise foi. Pour être tout à fait honnête avec notre histoire, il faudrait remonter certainement à deux points précis de l'Histoire avec un grand H.

Le premier point est totalement et malheureusement indéfini, c'est celui qui vit un potentiel et quasi préhistorique asiatique sortir de sa yourte en ayant, après moult nuit de cuites solitaires, inventé le boulier, et qui était voué à passer le reste de sa vie seul à représenter toutes les combinaisons possibles formées dans diverses bases de calcul par des petites crottes séchées peintes de différentes couleurs. L'apparition du premier être pouvant s'apparenter au geek.1

Le second point remonte au commencement du commencement de ce qui se fait d'intéressant en matière de récit de science fiction : le décollage, quelque part dans des flots d'un océan de la Terre sans remous, d'un objet spatial. Le tout premier. Quelques hominidés, à peine descendus de leurs arbres pour commencer à regarder avec gourmandise leurs voisins moins musclés mais assez avisés pour inventer le feu, virent peut-être s'en élever la trainée blanche.

Pour des raisons de commodité scénaristiques, nous commencerons notre récit à Paris, évitant ainsi de retracer des milliers d'années de successions d'évènements au demeurant sans grand sel par rapport aux Intéressants Evenements qui nous réunissent en ce moment précis.

Il est aussi tout à fait important de signaler que la scène se passe dans un futur. Un futur plutôt que Le futur, puisque nous avons sélectionné la plus piquante de toutes les potentialités s'entrechoquant dans l'éther des possibles. La version où la Terre aurait été dès à présent réduite en une immense gerbe de feu par un pulsar de passage n'eut à coup certain intéressé que les plus fieffés nihilistes.

Un futur, donc. Un de ces bon vieux futurs d'auteur de SF frileux dont l'année commence par un 2 et finit à coup sur par un certain nombre de X. Un futur où assez de temps à passé par rapport à un maintenant quelqu'il soit pour que des choses improbables se mettent à voler, pour que d'autres se couvrent de combinaisons en aluminium en dehors de toute gay pride et pour qu'un certain nombre de nom de grandes villes se soient parées d'un inutile « neo ».

Néo Paris, 2XXX. 24 mars. Fuck Yeah.

Comme toute bonne ville du futur dont on préfère garder la géographie et l'Histoire au flou, disons de manière lacunaire que Paris fut détruite quelques années plus tôt (en 2XXX pour être précis. Le 12 mai.) dans un somptueux apocalypse de feu et de métal en fusion projeté très rapidement dans un tas de direction non prévues à cet effet. Les statistiques voulant qu'un apocalypse nucléaire arrive rarement deux fois au même endroit, les assurance et ce qui restait des Parisiens firent reconstruire plus ou moins (spoiler : moins.) à l'identique la ville, et en profitèrent pour relancer le tourisme en construisant quelques Tour Eiffel supplémentaires. Pour les autres détails, disons que les immeubles grimpent trop haut, que les taxis volent mal, que leurs conducteurs ne ratent jamais l'occasion de placer un petit aphorisme raciste, que des andouilles en jet pack font les baltringues devant les cages d'escaliers, que les parkings servent de terrain d'entrainement au 4X4 au bioethanol de tuners au QI de moule, et qu'une explosion nucléaire n'a pas arrangé l'amabilité légendairement relative du peuple de Paris. N'importe qui ayant un peu trop voyagé sans prendre connaissance de la destruction de la ville l'aurait donc trouvé égale au Paris d'antan. Il s'en serait plaint.

Néo Paris possède soixante millions d'âmes tout a fait mal agglomérées les unes avec les autres. La ville aurait presque eu un parfum d'excellence abstraite à n'être composée de froids et énormes immeubles de finance. Mais à leurs pieds grouillent bel et bien soixante million de grommeleurs, de célibataires, de gens pressés aigris, de marginaux, de je-ne-suis-pas-un-assassin-pour-manger-merci, de familles nombreuses, de travailleurs, de chomeurs, de touristes, de passagers en transit. Un tel gargouillis permanent de peuple en un lieu si serré ne peut qu'être propice à la création de cas de figure qui ne devraient en théorie n'arriver qu'une fois sur un milliard. Ce qui est au demeurant bien assez. Un évènement se moque totalement de son improbabilité, il lui suffit d'arriver une fois pour qu'il ait accompli sa destinée, qu'elle soit réaliste ou pas.

Prenons le cas des failles dans la réalité. Même dans un univers rationel il y a en permanence des failles dans la réalité. Dispatition inexplicable de la télécommande du salon, mari jaloux de retour au mauvais moment alors qu'il aurait du être en conférence à Baltimore ou encore succès musical brutal et éphémère d'un type costumé en poussin. Il n'y a pas forcément de chaine d'évènement logique et expliquable aux choses, pour la simple et bonne raison que le chaos fait de micro incursions ici et là entre les mondes, au gré de ses humeurs. Quand la réalité faillit, il faut très peu de temps avant que la faille ne se résorbe. Il y a en permanence des failles d'une picto seconde ici ou là. Une chaussette disparaît et c'est finit. Dans 99.999999% des cas, il ne se passe même absolument rien, pour deux raisons.

  1. Il s'agit d'un élément de chaos tellement faible et ponctuel qu'il ne cause aucune rupture de chaîne logique.

  2. Il n'y a aucune chaussette à proximité.

Il arrive qu'une force de chaos surgisse avec un peu plus de force et un peu plus longtemps, assez pour que des choses totalement folles se produisent. Pour que cela arrive il faut que dans l'infime laps de temps de cette baisse de la réalitén et à l'endroit précis où la chose arrive, il y ait quelque chose à perturber. Réunir ces deux condition est une sorte de miracle mathématique2, mais le chaos a tout son temps. Bien sûr, entasser densément un nombre à deux chiffres de million d'individus dans un espace compact revient à tenter le sort.

L'histoire commence, donc, quelque part à Néo Paris. Entre une banlieue-jungle où ne flotte que la loi de la débrouille et de celui qui tape le plus fort/avec la plus grosse brique et une banlieue-palace où des gosses de riches passent leur temps à s'affronter à coup de celui dont le compte en banque pissera le plus loin. Il s'agit de deux blocs compacts et antagonistes, aux convictions et aux valeurs solides et relativement impénétrables. L'espace qui les sépare est comme un no man's land pendant une guerre civile : il y a toute les chances qu'en s'y promenant, on saute accidentellement sur quelque chose. Un quartier pavillonnaire de familles modestes, coincées entre les rejetés du système et leurs rejeteurs. Un tampon de tous les dangers, massivement fui par des concepts tels que l'intérêt, le dynamisme ou les magasins non-alimentaires. Et traqué par n'importe quel événement dont les manifestations les plus bizarres s'expliquent par des démonstration compliquées impliquant des mots comme « quantique » et « continuum ».

Comme suer toutes les terres où fleurissent à la foi l'ennui et un relatif pouvoir d'achat, on les trouve. Derrière un écran, une collection de timbre, une console de jeu, des statuettes de vilains de comics ou une pile de mangas. Otakus, No-Lifes, L33ters et autres Nerds. Le petit peuple des geeks vit sans bruit.

Au 21è siècle, les geeks étaient devenus, peu ou proue, une catégorie sociale comme une autre. C'était, plus qu'un freak show, une simple facette de personnalité, tout a fait courtisable par les publicitaires. Le 20è siècle fut plein de geeks parias, le 21è fut celui des geeks avocats, députés, présidents et même stars du porno, tiens. On n'y pensait plus.

Mais Paris fut détruite, et avec elle ses couches sociales. La reconstruction marqua un temps sombre, une régression relative de la technologie et des moeurs. Les muscles, le sport, le chic, la mode, les marques et la drague s'étaient brutalement détachées des valeurs de l'informatique et des collections d'images panini. Un temps ou celui qui avait les muscles étaient toujours au final suppérieur à celui qui était un gringalet roux, boutonneux et à triple foyers. Le lecteur se souviendra de ce qu'était cette mentalité. Celle des années 2000 aurait attribué en fin de compte un salaire d'ingénieur au rouquin et un mariage avec une sculpturale informaticienne sur fond de The Ataris et de Lemon Demon. Celle qui avait cours à Néo Paris se contentait de jeter, au sens propre, tous les jours après la fin des cours, le nerd roux à la poubelle.

Les nineties étaient de retour.

Comme dans les délicates années 90, les geeks étaient redevenus une minorité visible (donc dans l'esprit du peuple, risible), comme les gothiques ou les gros. Ce genre d'attentat permanent contre une catégorie ne peut engendrer que deux sortes de comportement : le regroupement atavique d'une part (parce qu'un type même très musclé, même avec deux ou trois copains, n'irait pas défier mille ou deux mille gringalets armés de sabre laser -même en plastique- et dont les fortunes communes peuvent payer un service d'ordre assez cher pour l'habiller en Boba Fett. Et puis il y a le comportement très commun cher les geeks vraiment atteints et monomaniaques, décrit par des sociologues en 2034 comme le Cercle Vicieux de Jay : un isolement dont la solitude subie se nourrit de l'envie paradoxale d'être seul. En d'autre terme, le syndrôme « j'ai pas de potes mais si jamais je sortais en trouver ça pourrait s'aggraver, retournons donc à ce Tokyo Dome en allumettes. »


L'Histoire commence donc dans un pavillon sans âme, dans une cité anecdotique de Neo Paris, dans la chambre en mezzanine d'un reclus.

Quoi qu'on puisse prétendre, rire du nez à un atelier d'écriture de fanfictions sur Naruto organisé par un quadragénaire puceau au polo rayé et au crâne lisse EST une activité sociale. Mais les passions du sujet qui nous intéressent ici le privaient à coup sûr du concept même de recherche d'amis, sans parler de celle de vitamine D.

La langue anglaise regorge d'adjectifs beaucoup plus évocateurs que la langue française pour certain domaines, surtout en ce qui concerne les situations dont tout un chacun se passerait. Par exemple, Creepy évoque beaucoup plus la peur qu'Effrayant, qui est un mot relativement nunuche. Et on peut très bien avoir envie de vivre dans une chambre un peu Glauque. Une chambre Gloomy, on y réfléchit systématiquement à deux fois, croyez moi. La chambre d'Ezop était plongée dans l'ombre permanente d'ampoules à basses tensions, ombre que projetaient avec force des armoires de mangas en version originale. La seule vraie source de lumière dans laquelle se dessinait la silhouette du jeune homme était celle de la télévision devant laquelle des consoles de jeu en nombre anormalement élevé, seuls objets non poussiéreux de la pièce, trônaient. Sur un bureau encombré de paperasses, de cours jamais ouverts et de quelques dizaines de chapitres 1 de romans de Fantasy destinés à n'aller jamais plus loin, on pouvait avec une bonne pelle dénicher un ordinateur, présentement en train de télécharger pour une des consoles à laquelle il était relié un programme totalement obscur, vraisemblablement connu d'Ezop seul et de quelques savants fous Sud-Coréens.

Le garçon était occuper à jouer à un jeu dont l'obscurité aurait fait fuir jusqu'au Président du Gouvernement du Monde, Tchak XXXVIII connu pour avoir des passe temps d'un inintérêt légendaire3 comme le bilboquet virtuel.

Ezop aurait pu jouer à un jeu de cuisine. Un jeu de cuisine est par excellence geek, sans intrérêt, ferait fuir n'importe quel être sain d'esprit. Ezop, comme nous l'avons signalé, était déjà passé depuis longtemps à la vitesse supérieure de la geekness. Il jouait à un simulateur de plaque chauffante. Le jeu était en vue subjective : on voyait à travers les yeux de la plaque chauffante, du moins les yeux qu'elle aurait pu avoir dans un univers dont personne ne veut rien savoir. Il fallait plus ou moins chauffer les dessus d'un wok, en devinant à l'odeur (deux tuyaux partaient de la console pour se ficher dans les narines d'Ezop) si la vitesse de cuisson était la bonne. Il fallait aussi éviter que les taches de gras ne tombent sur les plaques en controlant légèrement l'inclinaison du piano de cuisine.

« Plus chaud.... Moins... Hop ! Stop ! » criait l'adolescent.

Un mouvemùent de caméra passa de la plasque de cuisson à l'intérieur du wok, ou une marinade de porc avait prit une alléchante couleur. Un crapaud anima avec une toque de cuisinier sauta dans le wok et goûta un morceau de viande, avec de faire avec le signe de la victoire.

« Je crôa que tu es un bon chef. » affirma-t-il d'une voix de fausset et en japonais.

S'ensuivit de nombreux tableau de statistiques sur le temps de cuisson, l'oxydation de la plaque, du wok, la quantité de gaz naturel utilisée et de nombreux coefficients de calcul du score. Ezop récolta un 94% pour sa marinadee de porc au bambou, ce qui était paradoxal pour quelqu'un dont le concept de cuisson des pâtes était du domaine de la sciene-fiction.

Il avait acheté et téléchargé à grands frais la veille cette toute nouvelle version de Cookinugu Taïmu, puis avait passé la nuit à y jouer comme si plus rien d'autre n'avait d'importance. Il pensait que cet exploit devait faire de lui la personne la plus underground de la ville, ou tout du moins de son lycée. Il préparait déjà dans sa tête pour les rares qui accepteraient de l'écouter quelques blagues bien placées et quelques remarques sur sa capacité à surmonter les bugs de calcul du score du jeu pour obtenir un score plus haut que le maximum prévu par l'ordinateur. Il préparait aussi quelques remarques bien senties pour se draper dans son honneur de génie incompris et passer pour un être mystérieux, un artiste maudit.

Un détail majeur, d'ailleurs, le freinait dans sa course à être remarqué pour son côté incroyablement nerd : il n'avait pas un physique remarquable, même pas dans le mauvais sens du terme. Ezop n'était pas laid. Quelconque à faire peur, peut-être, le genre à n'avoir aucune signature au dos de la photo de classe, mais pas hideux. Ses chemises marron-taupe à carreaux, ses casquettes trop grandes, ses pantalons de jogging et ses t-shirt à l'effigie d'un Che Guevarra enfant redessiné par un mauvais mangaka qui avait eu le coup de génie de déposer la marque « ChibiChe » n'avaient pas réussi à le distinguer de la masse des gens sans intrérêt. Assez nul pour être un paria, pas assez pour devenir une légende, il végétait dans d'opaques limbes entre le statut de légende de la loose et d'anonymat le plus absolu.

« Peut-être qu'on connaitrait mon nom si j'apprenais à parler en palindromes ou en araméen ? » Marmonna-t-il.

Dans l'absolu, le simple fait de parler tout seul en permanence aurait très bien pu faire de lui quelqu'un d'assez connu pour faire l'objet de blagues à raconter en soirée, mais il n'était pas encore assez ravagé du tronc pour se mettre à déblatérer tout seul en public.

Ezop fut tiré de ses pensées par des papillons et des mouches multicolores volant devant ses yeux, début d'hallucination typique de celui qui a passé la nuit à monter virtuellement la température d'un wok au lieu de dormir du sommeil du juste.

« J'pense que je vais me reposer un peu. »

La fin de sa phrase fut étouffée par le son de son corps désarticulé de fatigue qui piqua du nez sur la moquette de sa chambre.

C'est ce moment précis que la sonnette de la porte de son pavillon choisit pour activer son mode ironie et le réveiller dans un délicieux tintamarre. A moitié endormi et englué dans un début de rêve, Ezop gémit.

« M'man... Porte... »

Comme le bon serial killer qui poignarde toujours deux fois, il se souvint après une désagréable phase de réveil que ses parents étaient partis en voyage depuis des mois, et qu'il vivait sur un virement qu'ils lui octroyaient chaque mois. Il se leva donc péniblement, prenant les paris intérieurs sur ce qui allait se trouver derrière la porte. Cela se jouait à cinquante-cinquante entre Lilly, Gontran ou Adalbert et un quelconque représentant de secte apocalyptique venant lui annoncer que cette fois, c'était la bonne, Jésus allait revenir en chevauchant un Chtulu, et que cette fois-ci, il était en COLERE.

Ce n'était pas Lili, ni un illuminati du futur. Dans leur hideur naturelle se tenaient Gontran et Adalbert.

Ezop était ce qu'on pourrait appeler ami avec Lilly. Gontran était certainement ami avec Adalbert. Mais en aucun cas Gontran et Adalbert ne pouvaient être considérés comme les amis de notre héros. Pour décrire la relation du tandem avec Ezop il faut en passer par la géopolitique.

Prenons une micronation de quelques habitants hébergeant des servers de poker en ligne, reconnue par personne et en quête d'une quelconque légitimité. Prenons ensuite un pays tellement minuscule au nom composé de lettres comme « W » « Z » et au nom finissant par une consonne, dépeuplé et encerclé d'entités beaucoup plus puissantes. Ces deux entités politiques ne seront jamais amies. Rien ne les relie, ni la culture, ni le commerce, ni rien du tout. Pourtant la probabilité de les voir échanger des voeux d'assistance et d'amour mutuels est haute pour la simple et bonne raison qu'ils ont besoin de reconnaissance mutuelle, bien que leurs liens effectifs ne seront, ils le savent, jamais plus profond que la Petite Aral.

Gontran et Adalbert profitaient ainsi de la chambre d'Ezop, riche en bizarreries et en matériel de contre/sous-culture louche, et Ezop lui en profitait pour avoir au quotidien deux personnes qu'il pouvait prétendre aux yeux du monde et des psychologues scolaires inquiets être ses amis. Ou pour être plus exact dans la terminologie ses faire-valoir, tant les deux adolescents manquaient de personnalité, de relief et d'hygiène.

Gontran était adipeux et sa peau suintante semblait même trop grasse et glissante pour que les bubons d'acnés qui s'y accrochaient puissent se sentir à l'aise. Ses deux seules passions étaient la très mauvaise J-pop (une pop japonaise extrêmement commerciale, voyante, bruyante et insupportable), qu'il collectionnait par milliers de giga dans divers baladeurs minuscules pendus à son cou, et sa collection titanesque de légumes déshydratés, à la fois l'aspect le plus intéressant et le plus terrifiant de sa personne.

Bien que d'aspect franchement moins orang-outanesque, Adalbert était sans doute encore moins complexe et digne d'être décrit. C'était un gringalet aux cheveux frisés, pervers polymorphe et puceau éternel, qui passait le plus clair de son temps à parler de sa voix de canard aux personnages féminins des simulateurs de rencontre auxuquels il jouait en ne s'arrêtant guère que pour les catastrophes majeures (heures de repas, école, etc.).

Deux forces de l'univers seulement pouvaient conduire de concert les deux parasites jusqu'au modeste pavillon d'Ezop. La vantardise et l'envie.

La vantardise.

« J'ai amené Dokyumag XXX, c'est le tout premier numéro que j'ai trouvé dans une brocante, dit Adalbert. Collector ! »

Il tendit la chose. Un magazine jauni dont la thématique figurée par l'illustration de couverture aurait fait tourner de l'oeil un acteur érotique rompu aux tournages animaliers, le tout rendu encore plus glauque (non, gloomy.) par des taches suspectes maculant le document. La scène figurait quelque chose d'androgyne et de prépubère malmené par les tentacules d'un alien aussi indescriptible d'horreur qu'une réunion de centristes. A part ça, il s'agissait d'une célèbre revue sur les Dating Sim Pornographiques dont Adalbert possédait quelques centaines de numéro, ce qui faisait de lui un criminel dans quelques centaines de pays.

« Pouah, mais c'est trop gore, marmonna Ezop d'une voix endromie en commençant tout de même à feuilleter le mensuel. »

L'envie.

« Heh, embraya Gontran. Quand Adalbert est venu me montrer ça je me suis souvent que t'avais été abonné à Dokyumag, toi. »

Leur nature parasitaire chronique n'était décidément jamais loin. Un bref duel de mauvaise foi de pure forme allait s'enclencher.

« Ouais, mais pas la version XXX. D.Mag simple c'est que des Dating Sim non porno, ça va pas vous intéresser. »

La présence de Gontran et Adalbert se faufilait déjà dans l'appartement. Impossible de les empêcher de s'incruster, autant pisser dans l'Amazone pour en faire changer le cours. Alors qu'il était déjà presque dans la chambre d'Ezop, le gringalet continua de préciser leur pensée.

« Si on cherchait la version cul on serait allé chez moi, mais là c'est pas le cas. Dans le numéro 1 du XXX ils font référence à un article du numéro 18 du soft. Un truc de jeu concours, ils avaient enterré des jeux collector quelque part, y'avait un jeu de piste avec des indices, on veut savoir quelles étaient les premières énigmes.

« Le numéro 18 de Dokyumag a des dizaines d'années, tenta encore Ezop pour décourager les importuns.

_ Je sais que ton père les avait et te les a filé...

_ Hum, je sais que tu avais aussi la collection complète !

_ Mais je les ai revendus pour acheter le numéro 1 XXX. »

Adalbert avait vaincu, mais cela n'avait plus d'importance puisque les deux visiteurs étaient déjà en train de farfouiller avec insistance dans la chambre d'Ezop.

Il ne fallut que quelques secondes à Adalbert pour mettre la pagaille et des taches de gras dans toute sa bibliothèque, et à peine plus à Gontran pour se visser devant son PC et installer sa propre session sur l'ordinateur de l'adolescent pour se mettre à arpenter des forums obscurs en se faisant passer pour une blonde à forte poitrine4.

Ezop ne parvenait pas à comprendre, dans ses moments de lucidité, ce qui le poussait à tolérer ces deux clowns. Il se mit à penser à Amédée. Amédée, lui, n'avait pas besoin de séides pathétiques pour devenir quelqu'un d'intéressant et... Sa pensée fut interrompue par un Gontran vociférant, en train d'uploader des images d'une de ses cousines en sous-vêtement pour apporter de la crédibilité à son identité secrète.

« On ne se ferait pas une petite partie de Funny Funny Fighters avant de partir au lycée ? »

Le fil des pensées d'Ezop fut totalement court-circuité, et il se jeta mécaniquement sur sa Playcubbox XVI pour y charger en quelques coup de joystick une des six versions qu'il possédait du jeu évoqué. Si Gontran et Adalbert servaient à quelque chose, c'était au moins à cela : ils faisaient des partenaires de jeu plus palpables et moins imbattables que les ombres coréennes qui régnaient sur les servers de jeu en ligne.5

Rapidement, la musique du jeu se mit en ligne, éructée par un japonais à la voix de canard.

You Can't-eu Resist-e

The temptation-eu

You can only fight'

With Lov' andeu passion...

Les adolescents lancèrent le jeu. FF Fighters. Un jeu à la qualité de jeu photoréaliste, jouable à la manette ou à la combinaison intégrale (interdit dans les espace non matelassés), dont le concept était de faire se battre de plantureuses créatures trop dotées par la nature pour ne connaître aucun chirurgien dans des décors variés et sans aucun lien les uns avec les autres (donjon, toilettes, chambre de motel...). Le reste de ce qu'il y avait à savoir sur ce jeu tenait dans les gémissements des combattantes dans elles recevaient des coups. Ce concept qui excluait quasiment toute fille et toute personne équilibrée était rendu encore plus obscur par la maniabilité du titre, incroyablement complexe et basée sur des enchaînements interminables au timing précis. Sans des dizaines d'heures d'entrainement, les affrontements ressemblaient systématiquement à des chamailleries de gamines se tenant les cheveux ; il va sans dire que les trois compères y jouaient énormément.

Un tournoi s'engagea. Ezop, assez remarquablement doué dans l'exercice, combatait avec Adonette, un personnage moulé dans un corset de cuir supposée figurer une française du XVIIIè siècle. Il éliminé de quelques coups de cravache Azumi, la kunoichi prépubère en mini-short sélectionnée par Gontran. Il n'était pas très doué : entendre les voix des combattantes en train de geindre suffisait amplement à son bonheur. Puis il vainquit Adalbert qui avait sélectionné Vectrovitch, la Cyborg Russe bien huilée, puis il terassa l'alliance de ses deux camarades de classe, qui avaient tenté leur chance avec Heleanor, la pom-pom girl Macédonienne en tenue de vestale et Paï, la serveuse chinoise très souple.6 Il était d'ailleurs remarquable qu'Ezop puisse défaire ses deux compagnons avec autant de facilité, puisque Adalbert au moins était un opposant redoutable. C'était le premier francophone à avoir débloqué le code pour grossir les poitrines des combattantes.

Il en était à ces passionnants exploits quand, furieuse, Lilly entra dans le pavillon dont la porte était par ailleurs toujours ouverte.

Lilly était une meilleure amie. En l'occurence celle d'Ezop, mais si Ezop n'avait pas existé, il semble évident qu'elle aurait joué le rôle de la meilleure amie ailleurs. Un peu colérique, jolie mais pas assez pour sortir du lot, voisine-dont-les-parents-étaient-amis-quand-ils-étaient-petits, moralisatrice, bref si on avait décerné des prix à la meilleure meilleure amie de héros de quoi que ce soit, elle aurait eu une statue en or à son effigie au centre de l'Univers. Comme ce n'était pas le cas, elle n'était que « Machine, la fille qui traîne avec Ezop ».

Leur rencontre datait du bac à sable peut-être même d'avant. Leurs parants ayant décidé à l'époque comme tous les parents de commencer un élevage sur plusieurs générations, ils avaient été contraint de jouer ensemble et ne s'étaient, malgré leurs différences, plus vraiment décollés depuis.

Et des différences, ils en avaient. Lilly avait le charme qui manquait à Ezop. Elle avait les cheveux bruns et lisse (odeur noix de coco) là où il avait de la paille (odeur casquette). Elle était un peu nunuche mais de tempérament ferme, il était jeanfoutre et mou. Elle avait de bonnes notes. On avait du réunir des comissions scolaires pour déterminer si un barème spécial devait être appliqué à Ezop afin qu'il ne redouble pas six fois son CP. Mais ils avaient maintenu leur relation, surtout grace aux efforts de la jeune fille. Ezop ne faisait pas d'efforts pour ce qui n'était pas relié à une prise électrique dans sa chambre. Et vu la mine conesternée qu'elle affichait maintenant, la mâchoire crispée et les bras le long du corps, il était évident, même pour Ezop, qu'il venait une nouvelle fois de marquer moins dix point dans leur relation.

« Salut, Lilly » firent les voix libidineuses des deux sangsues dont les visages quittèrent les yeux de la prise du croissant qu'Adonette faisait subir a Paï.

Gontran et Adalbert étaient attirés par Lilly comme des mouches par une arrière cour de kebab parisien. Ils l'étaient d'ailleurs par toutes les filles. Voire dans le cas d'Adalbert par tout ce qui était présumé être de sexe féminin. Avec Lilly c'était spécial, cepandant. Ils n'osaient en théorie aborder que les pires laiderons idiots, et le faisaient convaincus qu'ils se prendraient d'imposants rateaux. Mais Lilly, pas de problème. Ils avaient théorisé en leur for intérieur, par un calcul à peu près aussi optimiste qu'un magasin de frigo sur Uranus que, puisque c'était l'amie d'Ezop, ils avaient toutes leurs chances, puisque :

Relation Amicale = Interconnections posibles

Amie = Relation de Lien (parfois physique)

Relation de Lien = Augmentation possible vers Amour.


G&A >(amitié)< Ezop< (amitié) > Lilly – Ezop

                |-------------------------------|
(Lien possible)

 

= G&A > (amitié) < Lilly
    |-----------------------|
              (augmentation possible)

= G&A < (Amour) > Lilly.


Aucun des deux n'avait encore établi ce que serait exactement l'étape de la suppression de l'élément « Ezop », et c'était heureux, c'est ainsi que naissent les tueurs en série. Aucun non plus n'avait réalisé que le raisonnement était faux de A à Z. Et c'était heureux, c'est aunsi que naissent les déperssifs.

« Pourquoi t'es là au lieu d'être dans le bus ? S'écria-t-elle à l'attention d'Ezop dont l'échine tremblait.

_ Je faisais une petite partie avant les cours ? »

C'était plus pour la forme que pour le fond. Le sermont allait suivre, quoi qu'il ait pu dire. Elle prit Ezop par le col et commença à le trainer hors de portée de ses manettes de jeu.

« TES cours commencent dans dix minutes ! Moi je commence à dix heures et je m'étais levé tôt pour y aller avec toi !

_ Pouvais pas le savoir...

_ Je te l'ai DIT. HIER. Au téléphone ! Et je t'ai même laissé un message sur ton navi. »

Ezop jeta un oeil morne vers le minuscule boîtier blanc sur son lit qui clignotait. Il était tout à fait étranger avec les technologies qui permettaient d'avoir des contacts tangibles avec des individus de la vie de tous les jours.

« Ah... Désolé. » dit-il.

Il se souvenait vaguement, en remontant le cours interminable de sa nuit blanche, avoir reçu un appel la veille. Dans son esprit manquant de sommeil, le coup de fil avait surtout porté sur le temps de cuisson moyen de la viande en Asie du sud et son interlocuteur avait été un chef grenouille. Il confondait probablement avec son activité suivante.

Alors qu'il affectait un air pensif et tendu, lilly le secoua et le jeta vers son bureau encombré.

« Allez Zozo, fais ton sac. »

Dès que le second « o » de Zozo eut quitté les cordes vocales de la jeune fille, Gontran et Adalbert partirent d'un grand rire canardeux et sarcastique. C'était presque devenu un réflexe conditionné à chaque fois qu'ils entendaient le diminutif, ce qui avait valu une expulsion de cours à Adalbert en troisième quand un professeur avec un défaut de prononciation avait abordé le délicat problème du Zoroastrisme.7

Habitué aux réprimandes de son amie, Ezop coopéra et rassembla ses quelques affaires scolaires dans un sac à dos neutre. Pendant ce temps, Lilly eut un regard noir pour les deux anthropoïdes.

« Tu devrais aussi passer moins de temps avec ces débiles mentaux !

_ Eh, elle parle de nous ?

_ Ouais elle parle de nous » dirent Gontran et Adalbert dans un orrdre qui au demeurant importe peu.

Ils avaient l'air content. Lilly soupira dans un mélange de pitié et d'agacement, puis elle entraîna Ezop par le bras en dehors de l'appartement.

« Heu ouais, ok ! J'arrive, gémit le jeune geek. Les gars, ben, heu... fermez la porte en partant !

_ Quoi ? Ils ont les clés ? S'emporta encore la jeune fille.

_ Juste au cas ou j'égare les mienne, assura Ezop en la suivant hors de la maison.

_ Zozo, tu fais n'importe quoi ! »

Adalbert et Gontran se regardèrent, le petit gros avec derrière ses verres épais et le gringalet avec son strabiste divergeant. Ils ricanèrent.



*

Pampa Huzzah reposa son Ukulele et ajusta sa grande chemise a grande fleurs violette. Il attacha ses longs cheveux bouclés et remit droite ses lunettes de soleil. Il épousseta le sable humide de ses sandales et entra dans la paillotte, à quelques mètres de là. Le son portait loin sur la grande plage paradisiaque.

Dans la demeure, il reposa son instrument dans un étui rose, attrapa une mangue au passage dans son panier de fruits, et s'assit sur sa chaise de bambou. Un ventilateur brassait un air chaud et doux.

Pampa Huzzah ouvrit le clapet caché dans le bois de la table de la demeure. Il révéla un écran d'ordinateur.

« Aloha. Vous avez un message.

_ Aloha. Envoyez. »

Une voix familière bien qu'un peu oubliée se mit à résonner dans la demeure. Les ordres, eux, étaient un peu moins communs.

« Cyberkolonel Pampa Huzzah ! L'heure est venu de s'emparer de l'Ancienne Maison ! »

Pampa regarda la plage, et l'énorme forme sombra amarrée un peu plus loin, dans la crique.

« Oh, Saint Samoa, jura-t-il pour lui même. Peu importe, en fait, je n'avais rien à faire cette semaine. »

Quelque part dans le multivers Z Verse, l'Ancienne Demeure fut prise et un Pampa Huzzah rentra quelques jours plus tard, juste à temps pour la Fête du Banjo. Par bonheur, dans le cas présent, tout fut un peu peu plus compliqué.

Et c'est ainsi que commence notre histoire.


EMGOLEXICON I

Où l'on explique les mots employés dans EMGOH, pour les nuls.

Asiatique (ici) : Homme jaune et myope se nourrissant de riz, vivant majoritairement en Corée ou a Tokyo, et faisant des choses en rapport avec les jeux vidéos.

Atari (the) : Groupe de musique pour geek.

Bioethanol : Essence faite avec des betteraves. N'importe quoi, on ne devrait pas laisser les auteurs de SF raconter de telles sornettes.

Chibi : Une version plus petite avec des yeux énorme de n'importe quoi est dite Chibi. Inutile de couper les jambes d'un junkie juste pour me contredire.

Corée du Sud : pays tirant l'essentiel de ses revenus de tournois de jeux vidéo.

Dating Sim : logiciel permettant avec plus ou moins de règles et de finalité de draguer un tas de jolies filles vitruelles et donc de faire l'amour dans sa tête avec des dessins.

Fanfiction : histoire écrite par un fan de quelque chose. Généralement mauvais, voire très mauvais, voire pire que Marc Levi.

Geek : Monomaniaque d'une quelconque forme de cyberculture/popculture multimédia. A l'époque du récit, marquée par une conception utilitaire du corps humain, ils sont mal vus.

Japon : Archipel découvert par des Portugais peu inspirés.

Jet Pack : Sorte de sac à dos qui fait voler. La légende urbaine veut que les militaires américains cachent la technologie des Jet Packs efficaces, ce qui ne laisserait au reste de l'humanité que des feu d'artifices avec des bretelles.

L33t3r : Personne parlant le 1337 (leet), langue qui consiste à se rendre obscur et insupportable en remplaçant les lettres par autre chose, comme des chiffres ou des bâtons. ('35t 3/\/3r\/4\/t !

Lemon Demon : Prophète geek. Fut aussi musicien.

Multivers : Système d'Univers parallèles passant leur temps à s'interconnecter par erreur et à créer des paradoxes.

Naruto : Mauvais manga impliquant des batailles de ninja sans jamais la moindre raison valable.

Nerd : Personne mariée à son ordinateur.

Nineties : Mauvaise décennie coincée entre les années fric et les années geek. Fuerent marqué par les Boy's Band, Jacques Chirac, la Macarena, Jar Jar Binks et Final Fantasy 7, une série de catastrophes au demeurant dures à surmonter.

No-Life : Personne dont la vie consiste à ne pas en avoir. Par exemple, personne passant 23heures par jour à taper son nom sur google pour voir si on parle de lui.

Otaku : Lecteur avide de manga persuadé que la Ville Sainte est Tokyo, et que le peuple élu de Dieu est le peuple Japonais.

Server de Poker en Ligne : Source de revenus, semble-t-il, de tous les pays trop petits pour exister.

Starcraft : Jeu vidéo ou il est surtout question d'envoyer très vite énormément de monstre visqueux sur des joueurs inexpérimentés en disant « Zerg Rush, kekekekekeke ».

Tokyo Dôme (prononcer « Domû ») : Temple de la secte des fans de j-pop.

Tuner : Cousin éloigné de l'humain. Pratiquant du tuning, discipline consistant à ajouter des pièces à sa voiture pour l'enlaidir et la rendre plus bruyante, avant de tourner sur en rond dans des parkings en buvant de la bière.

Univers : Gros machin rond dans lequel flotte un tas de saletés comme des galaxies, et un tas de gaz en fusion.

1Il semble évident qu'à ce stade de l'incipit, il devient bon de préciser que le présent récit prend place dans un multivers extrêmement complexe, le Z Verse. Dans certains plans du Z Verse, la typologie du geek surgit plus ou moins tard. L'Univers 1948A vit par exemple la technologie Dual Core inventée immédiatement après la roue, alors que dans le 1988, pourtant presque son voisin immédiat, le mot ordinateur fait référence à une sorte chaussette en laine tricottée par des nonnes.

2C'est particulièrement heureux. Personne ne voudrait vivre dans un monde ou des manticores se mettraient à surgir de n'importe où sans raison et dans lequel un innocent verre d'eau peut à tout moment devenir un petit canard en costume de matelot.

3Vers l'an 20XX, une révolution mondiale eut lieu pour des raisons retombées dans l'obscurités, mais qui ont abouti à la dissolution de la plupart des institutions internationales telles l'ONU pour les refondre brutalement dans un Gouvernement du Monde au pouvoir extrêmement théorique. La plupart des gens ayant vécu cette période comme une énorme gueule de bois, personne n'osa contester le titre de Chef du Gouvernement du Monde à Tchak Ier, un hardcore gamer, champion du monde de Starcraft III, qui fonda la dynastie Tchakotique, dont chaque descendant semble moins digne de déclencher les passions que le précédent.

42XXX. Internet s'est répendu dans les moeurs, et est devenu un moteur aussi naturel de la société que les vêtements ou les routes. Ceci dit, il ne s'est pas amélioré au passage, pas plus que ses utilisateurs.

5L'année 2099 a vu passer la barre des 50% du PIB coréen pour la seule activité des gros nerds passant vingt trois heures par jour à gagner des tournois en ligne en se nourissant de riz à la redbull.

6Il y a toujours une serveuse chinoise. Si elle n'est pas serveuse, son décor de combat est un restaurant, ou possède un restaurant.

7Par peur de la polémique, nous n'évoquerons pas l'enjeu de ce délicat problème.