Je suis là, devant Amalgam, le dernier boss d'Atelier Iris.

Combien de temps ai-je passé pour en arriver là ?
Une cinquantaine d'heures au bas mot. Deux bon tiers ont été consacrés à la collecte d'éléments et à la confection de recette alchimiques. Pour faire toutes sortes de pain. Des poisons. Des culottes, des aspirateurs et des atlas, tous créés par des heures et des heures et des heures de déductions faites à partir de résultats de fusion.
L'Histoire principale était intéressante, les sous-quêtes longues et profondes. Le jeu n'était pas linéaires, et il se passait tout le temps quelque chose. Chaque habitant de la région de Kavoc vivait sa petite vie. J'avais une maison, je résolvais des petits soucis par-ci par là. Il y avait bien cette histoire avec un alchimiste mégalo qui servait plus ou moins de némésis, mais pas vraiment important.

Et face à Amalgam, je m'interroge. Sur ce qui fait qu'on va ou non au bout d'un RPG. Je me dis que je n'ai pas été au bout d'un RPG depuis assez longtemps. Je ne parle pas des T-RPG, je suis en général hypnotisé par les T-RPGs, c'est comme jouer aux échecs mais avec des règles qui changeraient à chaque fois. Je finis les T-RPG, parce qu'ils me donnent l'impression d'être doué aux échecs. Et aussi parce qu'ils sont calmes. J'aime le calme, la lenteur et la planification quand je joue aux T-RPG. Je détesterais ça dans un FPS, ça doit être pour ça que je n'accroche pas aux Rainbow 6 et compagnie. C'est comme des échecs sans règles, ces trucs là. On peut planifier, planifier et planifier encore, à quoi bon ? Trop de facteurs aléatoires entrent en jeu et au final, l'habileté du joueur fait la différence. Alors que dans un T-RPG, c'est seulement sa capacité à maîtrser un échiquier qui prime. Le grind aussi, mais le grind c'est aussi de la stratégie.
Bref. Quel est le dernier J-RPG que j'ai achevé ?

Je suis incapable de répondre à cette question.
Avant, je finissais la plupart des RPG auxquels je jouais. Je dirais, jusqu'à Suikoden V. Mais après Suikoden V, je pense que j'ai joué à moins de nouveautés, niveau RPG console. Pas envie. Pas besoin. Après Suiko V, le déluge. Pourquoi reparler aux saints quand on a exploré Dieu ?
Et même Suikoden V, meilleur RPG jamais créé après Suikoden II avait une fin douteuse.
Pourquoi j'aurais été jusqu'à la fin de Wild Arms 2 alors que le milieu me saoulait déjà ?
Mais Atelier Iris était différent. Pendant 50 heures, il m'a pris par la main et m'a jeté dans un immense bac à sable ou j'avais sans arrêt un nouveau jouet. Toujours un nouveau truc à faire, à fusionner, à synthétiser, à construire. Et c'était marrant, en plus. Et voilà que, d'un coup, il me dit que je suis face au boss final.
Je fais quoi, maintenant ?
Je finis ce jeu ?
Quelque part, je me sentirais face à un sentiment de vide, si je savais que derrière, je ne pouvais pas recommencer l'expérience avec Atelier Iris 2 et 3.
Mais je tenais à remercier ce jeu qui a su me conduire vers sa fin.

PUTAIN J'ARRIVE PAS A LE BUTER CE PUTAIN DE MERDE DE BOSS DE FIN IL A COMBIEN DE HP, J'VAIS PAS ME RETAPER TOUT LE DONJON DANS L'AUTRE SENS JUSTE POUR ALLER SYNTHETISER 9 NANO CRAFT ET DES ELIXIRS J'EN AI MARRE ON PEUT EMPOISONNER LE BOSS FINAL MAIS CA LUI FAIT PRESQUE RIEN ET POURQUOI LE SKILL BREAK MARCHE JAMAIS

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