Suis-je un Troll ?
Oui. Allez. Même si en vrai je suis doux, tendre, aimant et gentil, je suis un Troll. N'aimant pas la concurrence, je n'évoquerais pas la nouvelle Affaire Dieudonné.

Je pense que Dieudonné n'est pas un vrai raciste, ni même qu'il est fou, ou qu'il ne connait rien à la politique, etc. Bref, ce qu'il fait n'a qu'un seul but, qu'il atteint avec génie à chaque fois : faire la une, provoquer des émois et se faire passer pour plus nazi qu'Hitler, ce qui a pour conséquence adjointe de remplir les salles de ses spectacles. Dieudonné est un capitaliste amoral comme tant d'autres.
Alors non, aucun intérêt de parler d'une polémique aussi mièvre et médiatique.

Par contre, je vous recommande tout de même, pour ceux que le négationnisme passionne, deux formidables ouvrages et un site :
- Le livre pilier des études sur le négationnisme et toutes ces âneries : Les Assassins de la Mémoire, de Vidal Naquet, paru au seuil en 1995
- De Florent Bayard, étude formidable et passionnante sur le début du négationnisme : Comment l'idée vint à Monsieur Rassinier : naissance du révisionnisme paru je ne sais plus ou en 1996. Ca se lit comme un roman sur la vie d'un imposteur sans vergogne (Rassinier) et de son ami Albert Paraz, lamentable et chétif Céline raté.
- http://www.phdn.org/ le pluscomplet des sites en français de lutte contre la négation de la Shoah, à mon sens plus efficace que la pétrie de bonnes intention mais absurde Loi Gayssot.


Hop, Ceci fait : petit cadeau de Nowel et de fin de contrat que je me suis fait. Metal Slug 3 sur le XboX Live Arcade.

metal_slug_3_c

Ab bon sang, quel pied. 800 Microsoft Points bien dépensés. Je sais qu'il existe une Metal Slug Anthology sur Ps2 a petit prix, mais passons sur le fait que ma télé est grillée et que j'ai pas de VGA Box. Xbox, donc.

Je retombe en arcade, c'est à dire en enfance.
Qu'est-ce que Metal Slug, ami profane ?

Metal Slug est hum... Pas vraiment un Shoot Them Up. Disons plutôt un Run and Gun, ce qui sera plus approprié que "Probotector Like". Disons que dans un magnifique scrolling horrizontal, vous tirez sur des hordes de zombies, de nazis et de loutres mutantes en récupérant des bonus et en shootant des boss ridicules sur l'écran, le tout étant bien sûr atrocement difficile. Pas difficile dans le sens Ikaruga, bien sûr. Difficile dans le sens "Oh My Gad si je veux one-lifer le premier stage je dois le recommencer quarante fois jusqu'à le masterer à fond".

Vous me direz donc que finir Metal Slug est aisé. Puisqu'en ligne droite, il ne représente qu'une petite demi heure de shoot et qu'il n'est pas spécialement difficile.

Oui, mais aussi, vous êtes idiot. Vous ne comprenez pas en quoi réside le plaisir de jouer à Metal Slug, ses chameaux cyborgs et ses vénusiens radioactifs.
Premièrement, l'ambiance des Metal Slug est totalement unique. C'est drôle, coloré, fou, fun, on se bat contre Saddam Hussein et des Giant Enemy Crabs.

Ensuite, bon sang, je ne connais aucun jeu plus motivant à One-Lifer et à scorer.
Allez comprendre. Je déteste ça, d'habitude. Moi qui ne joue que pour aller le plus loin possible dans des RPGs interminables et qui me fiche completement d'y arriver avec 1 ou 7777 points de vie je One-Lieferait et je ferais la course aux points ?
Eh bien oui !
Je l'assume pleinement et l'e-menis fièrement dressé : c'est un formidable challenge que de me battre à Metal Slug et de débloquer les achievements "Mission 1 Master" "Mission 2 Master" etc.

Le prodige réalisé par SNK est d'avoir réussi à m'accrocher, moi, grisâtre Fatlus, amateur mou de T-RPG compliqués, et de me faire recommencer cinquante fois un jeu de shoot. Un jeudeputaindeshoot.

Oh bordel, Foncia, rembourse moi ma télé ! Que je puisse me payer Metal Slug Anthology !


Promis, j'essaye de réparer cette foutue colonne de liens. Rly.

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