Oh-Wow !

Je m'étais promis de voter de manière aléatoire aux élections municipales à Metz de la manière suivante : en enlevant du chapeau le souverain inamovible qui trône avec sa sale gueule dans ma vile natale depuis les années 60, et en virant aussi ce qui ressemble au parti unique qui fait actuellement semblant de gouverner. Ca me laissait supposément un énorms spectre allant de l'extrême gauche au centre droit à tirer au hasard, cependant après avoir pris quelques renseignements, je dois bien me rendre à l'évidence : Le PS de Metz ne fait pas envie, le MoDem de Metz est dirigé par des guignols, l'extrême gauche de metz n'est pas foutur d'apparaitre sur google quand je la cherche, et je n'ai pas connaissance des autres listes qui briguent les Trois Evêchés.
Je pense que je vais donc voter n'importe quoi, ou blanc, ou nul, ou pour un ninja.


Puisqu'on parle de Metz, je vais vous raconter comment la municipalité actuelle conceptualise la sodomie.
Monsieur le maire a vie aime bien les grands travaux, c'est le propre de tout autocrate (il aime moins les salles de concerts et les cafés théâtres, curieusement).
Donc, après avoir planté des côtes de mammouth dans les pelouses pour faire "art moderne",  l'ami Rausch a entrepri vaillament la construction du "Centre Pompidou II", immonde chantier dans le quartier rénové ou personne ne va jamais parce qu'il est mal situé, moche et difficile d'accès.
Chantier pharaonique qui a causé l'augmentation des impots locaux de 200€.
Dans une ville (de 250 000 habitants agglomérés au bas mot) qui n'a quasiment pas de bus, pas de pistes cyclable, dont le campus universitaire est sinistré et dont le centre ville périclite à vue d'oeil, c'est un peu fort.
Le plus ahurissant reste quand même la décision merveilleuse de ne pas intégrer de médiathèque publique au nouveau Beaubourg. Concrètement, ça implique l'échec total de cette entreprise déjà compromise par le fait que de toutes façons personne n'ira jamais en masse à Metz pour voir de l'art moderne.
En effet, l'essentiel de la fréquentation du centre Pompidou est à ce jour assuré par une seule et unique structure qui lui est intégrée : la BPI (10 000 visites par jour et la queue du matin au soir). Un centre culturel de cette taille sans un seul livre à consulter ? Lol, Wut ?

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Pic un peu related, pour une fois.  Enfin disons que moi j'y vois une analogie.