J'ai raté le 600è message de ce blog, puisque voici le 602è.

Je vais donc vous parler de mon rapport étrange à l'aspirine.

Il y a quelques mois (non en fait ça doit faire pile un an), j'ai eu une maladie bien geek, une infection pulmonaire. Bien geek parce que je l'ai attrapée tout seul comme un grand devant mon PC : c'est apparu comme ça, sans raison, pas a cause du froid ni de la fatigue ni rien. D'un coup, c'est comme si on m'avait filé de grands coups de couteau dans la poitrine à chaque fois que je respirais.
SOS médecin, donc (c'était un dimanche), et le gars me dit "c'est une péricardite" (il se trouve que j'avais aussi une légère péricardite, mais moins grave). En gros, l'enveloppe autour de mon coeur marinais dans son pus, ce qui soi dit en passant n'est pas grave du tout. Il me dit que ça se soigne avec de l'aspirine, beaucoup.
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Interlude kawaï desu

Je dois passer des radios pour vérifier que j'ai pas un cancer généralisé ou un rhume ou je sais pas quoi.
On me dit que j'ai un trop gros coeur et que ça gache mes radios des poumons. J'essaye d'ironiser en disant que je suis effectivement un mec généreux. Le mec a vraiment pas l'air content que j'aie un gros organe, si j'ose dire.
Bref.
Moi : "Bon heu... j'ai quoi ?"
Lui, le sémillant radiologue : "Bah une infection pulmonaire"
Moi : "Heu... C'est arrivé comment ?"
Lui : "Aucune idée."
Moi : "Et je fais quoi ?"
Lui : "prenez de l'aspirine. 3x1000mg/jour jusqu'à ce que ça passe"
Ca a mis des semaines à passer.
Je me suis donc enfilé je ne sais combien de dosettes d'aspegic à l'époque. Et c'est pas pour rien qu'il y a des doses à ne pas dépasser sur ces machins là : ça augmente la pression sanguine et ça fluidifie le sang. Et quand on en prend beaucoup et tout le temps, toute cette pression sanguine ça finit par faire voir des choses et des machins, et faire tituber. A une autre époque, ça m'aurait peut-être fait faire du funk
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Interlude de lulz

Pour tout dire, au bout de quelques jours j'avais l'impression d'être tout le temps complètement défoncé, au sens très désagréable du terme. Dépendant, en plus, parce que vu que j'avais toujours mon infection, j'avais tout le temps mal donc je devais tout le temps reprendre des doses.
Finalement, mon infection est passée. (ça revient de temps à autre, jamais aussi fort, bref j'suis guéri), pour le bonheur des Dentifreaks qui ainsi se délectent de mes sémillants papiers encore et toujours même si ces temps ci je suis un peu à la rue.

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Interlude casserolle

Pourquoi je vous parle de tout ça ? Ben pour vous parler d'un mal étrange qui, contrairement à ma phobie des clowns, ne touche que moi.
Hier je me suis bousillé les pectoraux en trimbalant des jus de fruit, ce qui me permet de placer mon

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interlude gay en slip

Bref je me suis fait mal. J'ai donc pris de l'aspegic, pour bêtement faire passer ma crampe douloureuse.
Eh ben ça m'a causé un sale bad trip : j'ai passé les deux heures suivantes prostré en cours d'anglais, la tête dans le foin en train de rien calculer à la vie. Et en plus ça a pas eu d'effet sur ma douleur. J'aurais mieux fait de faire comme Ivan Illich et de réciter "Sois Sage ô ma douleur et arrête de m'casser les coucougnettes", au moins ça aurait eu une vertu incantatoire.

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Interlude érotique

Donc, voilà, maintenant le simple fait de mettre de l'aspirine dans mon verre en soirée pourrait certainement me valoir de la prison en me faisant passer pour une mule ou chaispasquoi.
Je suis un des rares types à pouvoir faire une OD après un cachet d'efferalgan.
Si c'est pas une bonne raison de vous vanter d'être de mes lecteurs, ça !

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Interlude WeeAboo

Bon sang, des Weeaboos, des Imgb, du Prön, Un gay en slip, un truc drôle et un truc mignon, cet article qui parle de bad trip à l'aspirine devrait en théorie être lu par des dizaines de milliers de personne. Si seulement google permettait les recherches par pertinence d'image.