30 novembre 2007
Hier
J'ai été bourré comme un coing à la suite d'une soirée fondue au chocolat. C'est l'hiver.
Donc j'ai pas mis à jour. A part ça, la correction du chapitre 1 d'Emgoh est terminée, plus qu'à insérer une illustration *suivez mon regard* (Louve : je tiens à émettre une protestation : c'est moi qui ai corrigé le chapitre, je fous donc quelque chose quand même. Namaiho.) dès que possible.
Bon, a part ça, en ce moment c'est assez le bordel ici parce que comme dirait l'autre y'a une fille qu'habite chez moi.
Ca ira mieux quand ça se sera stabilisé.
Liens à diffuser de toute urgence.
ce mec fait quand même des trucs comme ça : Le générique de Shaun of the dead au piano et moi je suis là avec mes Monsieur I tout fier, quoi. Peuh, monde cruel.
28 novembre 2007
EMGOH 5 (partie 1/2)
Pas encore de pdf aujourd'hui, le chapitre 1 étant toujours en correction. Voici les deux premiers tiers du chapitre 5 du Projet EMGOH, ta Websérie préférée d'amour atomique (ça veut rien dire)
1-05 Emgoh
Chätõ
yuo gonna b3 pwnd f u don't r33d !
La stupeur avait frappé l'équipage du Madol au Fromage. Ils ne s'étaient pas vraiment attendu à la réponse farouche de la Terre. Ils avait attendu, au pire, quelques échauffourées, quelques négociations un peu rudes. Mais se voir opposer une fin de non recevoir et, d'après ce qu'ils avaient décrypté du message de BOB, une déclaration de guerre, cela allait nécessiter de déterrer des protocoles poussiéreux.
Dans le cockpit, Pampa Huzzah se grattait la tête, pensivement. Aloha Zÿõ, son assistante, était en train de servir du jus de mangue à tout le personnel pour qu'ils se remettent de leur émotion. Quand elle eut fini, elle vint replacer sa silhouette hardie et enjouée près de son chef.
« Mon Cyberkolonel, qu'allons nous faire maintenant ?
_ Une guerre frontale est exclue, marmonna Pampa Huzzah. Cela endommagerait l'Ancienne Demeure.
_ Les Chefs de Rayon avaient évoqué l'éventualité d'une résistance...
_ Je sais... Mais personne n'y croyait vraiment. Les moyens d'agir des humains sont limités.
_ Ils ont le Point d'Impact. »
Pampa Huzzah fit s'entrechoquer les glaçons dans son verre. Il se mit à tripoter nerveusement son collier de fleurs des îles.
« Ils n'ont pas conscience de l'avoir. Le Projet EMGOH n'est pas connu sur cette planète. Une fois que nous aurons mis hors d'état de nuire le Point d'Impact, nous n'aurons plus qu'à envoyer un commando dans le bureau de ce...
_ Bob.
_ Bob. Nous le ferons signer la paix, et au bout de quelques jours, le peuple de l'Ancienne Demeure sera convaincu que notre mode de vie est le meilleur.
_ Pourquoi ne pas le faire maintenant ?
_ Si le docteur Emgoh décidait d'agir en franc tireur et de semer la pagaille une fois que nous avons débarqué... Trop dangereux. Trop de pertes. »
Une communication visuelle apparut sur l'écran de contrôle du Cyberkolonel. Ils reconnurent le visa... Le cerveau inexpressif de Fille du Vent. Elle flottait dans son formol, pleine d'allant.
« Eh bien ? J'ai ouï-dire que la Terre vous offrait une fin de non recevoir ?
_ Les nouvelles vont vite, soupira le militaire.
_ Souvenez-vous de ce que je vous ai dit, Pampa. Nous avons infiltré de nombreux agents dormants sur Terre. Ils peuvent parfaitement détruire le Point d'Impact. Une fois ceci fait, les indigènes n'auront aucun moyen même virtuel de nous nuire, n'est-ce pas ? Vous pourrez leur imposer une paix sans risque.
_ Oui... Vous avez sans doute raison. »
Fille du Vent coupa la communication, avant de la rallumer en guise de post-scriptum.
« Oh, et surtout n'écoutez pas les éventuels conseils de la Blogosphère, elle prétend que vous devez éteindre l'Ancienne Demeure avec des milliards de mètres cubes d'eau a cause des murs de feu des réseaux, mais personne n'arrive à savoir ce qu'elle entend par là. »
Pampa Huzzah resta dubitatif un instant, mais savait également qu'il n'y avait pas grand chose à attendre de certains Chefs de Rayon. Il préféra suivre le conseil de Fille du Vent. Il fallait désormais contacter les taupes.
*
Gontran, Adalbert, Tania, Lilly, Kevin et Amédée l'Ringard décrochèrent leur téléphone...1
*
Le Bar LeDuk était un bar relativement miteux, sans être non plus un coupe-gorge abominable. Peu fréquenté par une clientèle autre que des bikers galactique (nom poétique pour des tuners de jet-packs), sombre et sale. Vide d'étudiants, en tout cas.
A noter qu'on y trouvait quelques fins gastronomes, puisque le patron était très fort pour préparer de délicieux space cakes.2
Ezop s'installa à une table du fond, près des toilettes, en tirant un peu sur son beau costume dont on voyait dépasser l'étiquette afin d'en amoindrir les plis. Il attendit dix-huit heures, et son coeur se mit à battre la chamade. Tania entra dans le bar avec un peu de retard, moulée dans une robe bleu nuit assez serrée pour donner l'illusion qu'elle était un peu plus que nue. Deux grosses montagnes de muscles à lunettes noires entrèrent à sa suite et allèrent se poster au comptoir. La jeune fille fit deux bises dans la région des oreilles à Ezop en laissant légèrement sortir le bout de sa langue, ce qui causa une catastrophe quasiment comparable à Tchernobyl dans l'équilibre hormonal du jeune homme. Elle s'assit, alanguie.
« Alors mon doux Ezop, que faisons-nous ce soir ? »
Ezop tira nerveusement sur son noeud. Papillon.
« Ah hum eh bien heu... On pourrait commencer par puisqu'on est dans un bar hum boire un coup, n'est ce pas ? Et un petit film à l'holodivxium...
_ Et après peut-être que nous pourrons aller chez toi, feula-t-elle. Tu vis tout seul, si je ne me trompe pas...
_ S... Seulement si tu veux hein.
_ Oh mais tu sais, je suis une fille facile à vivre, quand on sait comment me prendre je sais faire preuve d'un caractère assez docile. »
Elle glissait un quota de cochonneries presque scandaleux dans ses propos irresponsables. Ezop vira à l'écarlate ardent tandis que Tania Chang commandait des übervodkas, normalement interdites aux mineurs et au majeurs ne pouvant justifier d'au moins un quart de sang russe. Le jeune geek était sur un nuage. La jeune fille la plus canon de la galaxie se livrait carrément à lui à grand renfort d'alcools et de déclarations indécentes.
Le patron livra les übervodkas dans des verres assez solides pour résister à la corrosion et Tania passa un doigt sur son verre lentement, en soupirant légèrement à chaque souffle.
« Ah, Eziode, j'imagine que...
_ Ezop.
_ Oui, bien sûr, se corrigea-t-elle. Ezop. Ezop, j'imagine que tu dois profondément jouir de ces instants d'intimité, n'est-ce pas ?
_ Ben... ouais, avoua l'adolescent. Je pensais pas qu'une fille comme toi voudrait réellement s'intéresser à un garçon comme moi, tu vois.
_ Oh mais la vie est pleine de surprise. Je te sens tout raide d'impatience de découvrir l'étendue de mon jardin secret. »
Elle se plaça près de lui et lui prit les mains.
« heu.... Ouais.
_ Ne sois donc pas si tendu »
Si quelque chose commandait la raison et le bon sens d'Ezop, ce quelque chose avait déjà rédigé son testament avant d'être atrocement noyé sous un flot ininterrompu d'hormones tapageuses. Et si cette chose avait tenté un comeback sous la forme d'un zombie, il aurait été promptement abattu par les troupes d'élites que constituaient les mains de Tania de plus en plus baladeuses dans la région de l'entrejambe du jeune adolescent.
« Je suis certaine que toi aussi, tu me caches des choses de taille.
_ Haha, oui, de taille et d'estoc, articula Ezop en tentant de dire quelque chose qui s'approchait de la cocasserie pour paraître plus détendu.
_ Héhé, je vois, répondit la voix torride de Tania en ouvrant la braguette du jeune homme. Et tu sais ce qui me rend chaude ? Ma petite passion vicieuse cachée ?
_ Ah ? »
Elle approcha ses lèvres pulpeuses de ses oreilles rougies pour y susurrer quelques douceurs.
« C'est de me foutre de la tronche des imbéciles dans ton genre. »
Elle avait empoigné le verre d'übervodka et commencé à le vider dans le pantalon d'Ezop, ce qui était tout juste préférable à se savonner l'entrejambe au gant de crin. Mais le visage ahuri et pétrifié d'Ezop trahissait un désarroi moral bien plus que physique.
« Non, mais sérieusement ? Moi ? Sortir avec un déchet crasseux transparent tel que toi ? Mais tu te crois où ? Et pourquoi pas une partouze avec Amédée l'Ringard tant que tu y es ? » Elle fit signe aux deux montagnes de muscle entrés à sa suite. Ils approchèrent avec lourdeur. « Les gars, c'est lui le garçon dont je vous parlais, qui disait que vous formez un charmant petit couple et qui se demande qui fait la femme ! »
Ezop entendait déjà les articulations craquer sous les poings américains des philosophes. Tania se tourna vers lui.
« Bien sûr, ouvre ta bouche à ce sujet et je nierais tout. Demain, je dirais simplement que je voulais sortir avec toi pour te prendre en pitié et que tu ne t'es jamais pointé. »
Elle quitta là le bar, laissant Ezop en tête à tête avec un charmant et musculeux duo. De près, il avait l'air encore plus gros, barbu, méchant, et la peau couturée de cicatrices manifestement acquises lors de violentes altercations.
Après une violente ellipse, Ezop rentra chez lui, le visage cabossé et le cerveau en grelot. Les différentes pièces de son costume s'étaient déchirées et entremêlées, et on voyait dépasser des restes de son pantalon un début de slip kangourou humide. Mais le pire n'était pas la douleur physique. Bien que, molesté ainsi, il n'était pas impossible que son coeur saignât réellement. En cumulant les pires expériences de Gontran et d'Adalbert, il n'atteindrait pas 30% de ce qu'il venait de subir. Et en plus il s'était gaussé d'eux avant de venir. Et il faudrait tout leur expliquer.
Il rentra chez lui au coeur de la nuit, et, planté nu comme un ver grelottant dans son salon, fit un rapide bilan de sa vie qui impliquait in fine l'achat de deux bons mètres de corde solide. Il serra les poings et hurla à l'attention de ses murs, de ses cloisons et du cosmos.
« Pourquoi personne ne veut m'aider ? Pourquoi il se passe pas un truc pour me remettre d'aplomb ? Aidez-moi ! »
Il attendit un peu. Rien ne vint. Il se précipita dans sa cuisine, bien décidé à se trancher les veines avec un tire-bouchon (il n'avait que des couteaux à bout rond). Et il trouva son frigo ouvert, une boule de poils mi lynx mi lapin en train de fouiller dans son bac à légumes.
« Wow. N'import'quoi. »
Il avait parlé à voix haute, persuadé qu'il hallucinait encore.
« Pôrô, éructa la bête. Tu n'a même pas un seul pôrô dans ton frigo, toi.
_ Ah, oui, bien sur. Non, soupira Ezop. Aucun poireau. Je suis devenu fou. Tiens, la preuve. »
Il donna un grand coup de pied au travers de son hallucination, prêt à se frapper le bout des orteils contre la porte du frigo. Mais le bout de ses petons s'enfonça avec un bruit d'eau dans la boule de poils, qui le mordit illico presto au mollet.
« T'es pas bien, hurla l'animal. Tu veux me tuer ?
_ T'es.... Palpable ? Réel ? »
Ezop était secoué.
« Bien entendu que je suis réel, pôrô ! Tu as décidé de tuer tout ce qui te semblait trop réel ?
_ Mais tu ne peux pas être réel !
_ Et en plus, des insultes ? »
Il y eut soudain du ramdam dans la salle de bains voisine.
« Pôrômanthe ! Tu es par là ? S'écria la voix d'une femme.
_ Oui, je suis avec un imbécile qui n'a même pas un seul pôrô !
_ Tu ne dois pas partir sans moi ! »
Ezop passa son visage aux yeux écarquillés dans la salle de bains. Il eut la relative surprise – il n'était plus à cela près- de voir s'extirper la jeune fille aperçue dans les toilettes de son miroir. Elle se mit à quatre pattes après avoir roulé au dessus de l'évier, et se releva pour considérer un Ezop qui passait en tremblant une serviette autour de ses hanches. L'animal nommé Pôrômanthe se cacha derrière les jambes du jeune nerd. La jeune fille le désigna du doigt.
« Pôrômanthe ! Tu ne dois pas passer par les portes sans que le docteur ne nous ait dit de le faire. On ne peut pas intervenir comme ça dans l'Ancienne Demeure.
_ Oh, pôrô, de toutes façons il nous a dit de venir !
_ Il nous a dit de sécuriser le Point d'Impact ! D'après toi, c'est ici ?
_ Mes capteurs indiquent que non, pôrô, mais on tombe toujours sur la piaule ou les toilettes de ce garçon et... »
Ezop se racla quelques peu la gorge, bien décidé à se rappeler au bon souvenir des créatures étranges qui batifolaient entre sa salle d'eau et sa cuisine.
« Vous êtes réelle aussi ? » Hasarda-t-il.
On avait beau dire, ça n'allait pas de soi. Elle portait une tenue de jeune servante du XIXè siècle, venait de jaillir de son miroir et parlait dans un jargon obscur avec un animal qui n'existait probablement pas.
La jeune fille sourit à Ezop et lui fit une révérence gracieuse.
« Hum. Bien sûr, oui. Je manque à tout les devoirs. Je m'appelle heu... Tiffany... (son regard glissa sur des céréales en forme de billet de banque3 posées sur la table d'Ezop) Cash. Tiffany Cash. Je suis venu pour être ta jeune servante magique dévouée »
Ezop avait accepté sans se poser de question de sortir avec Tania Chang, preuve qu'il n'était pas du genre à se poser des masses de questions. Il accepta donc plus où moins l'explication en se disant que ses prières avaient été entendues par une force supérieure.
« V... Vraiment ? C'est pour de vrai ?
_ Si je te le dis, dit-elle en plissant les yeux.
_ Alors il suffit de demander une créature surnaturelle pour qu'elle tombe de mon miroir ?
_ Tu sais, les gens n'essayent jamais de vraiment demander, dit Tiffany, manifestement pressée d'évacuer le sujet.
_ Pôrô, Tiffany, tu sais ce que tu fais ? » murmura Pôrômanthe.
Tiffany décida de s'essayer au message à double sens.
« Vois-tu, jeune homme, quoi que je fasse, il semble que je finisse toujours par tomber sur toi. Donc, ça veut dire qu'il vaut mieux que je reste là à te servir, puisque rien d'autre ne m'indique de faire le contraire.
_ Heu... Ouais, ça semble faire sens, bredouilla Ezop.
_ Bon, tiens, par exemple, dis moi ce qui te ferait plaisir ?
_ Ben j'avais prévu de mourir. » Il y eut un instant de malaise dans la conversation « mais c'est plus ou moins repoussé. Je pense que je veux regarder la télé, en fait. Si t'es encore réelle dans quelques minutes, disons que je vais y réfléchir ».
Ezop alla regarder Dany, Galatic Fish en priant intérieurement pour ne pas se réveiller en hurlant « Tiffany Cash, je t'aime, fais-moi à manger », sanglé sur une table en chambre capitonnée. Il voulait croire que ses prières avaient vraiment été entendues. Une fois que son show télévisé favori préféré fut achevé, il passa la tête dans la cuisine, ou Tiffany était en train de mitonner un bon petit plat avec des aliments qu'Ezop ne se souvenait pas de posséder. Elle murmurait quelques chose sur un ton assez vif avec Pôrômanthe.
« Oui, mais puisque nos balises sont bloquées sur lui, autant rester avec lui comme couverture. On le remplace par le type du point d'impact et ça fera une couverture...
_ Pôrô, je n'aime pas ça. Et puis c'est quoi « Tiffany cash » ? Franchement !
_ Oh, arrête de râler, tiens, mange ! »
Elle sortit de sous son tablier quelque figure indescriptible qui pouvait tenir de l'objet ou de l'aliment. En tout cas, rien à voir avec du poireau comme l'avait imaginé Ezop. Le pôrô n'avait rien de ce à quoi Ezop avait déjà été exposé. Couleur et forme inconnue, en tout cas, une chose était certaine, la boule de poils l'avala d'un bloc. Tiffany réalisa la présence nouvelle du jeune homme, qui avait au passage enfilé un pyjama frappé du logo de Funny Funny Fighters.
« Ah, alors, tu as réfléchi ? Tu veux quelque chose ? N'importe quoi, je peux exaucer tous tes souhaits !
_ Heu... »
Ezop avait effectivement réfléchi, et le résultat n'était pas triste.
*
L'adjoint au maire était face au DG. Ce dernier, un jeune loup gominé, tapotait le bureau d'un air arrogant. Il pointait, du bout de son crayon graphique, des passages surlignés de son écran.
« Vous voyez ? Là, la signature du maire. Là, votre piètre imitation.
_ Je... C'est que je suis confus. C'était urgent. »
Il transpirait. Le DG se laissa tomber dans son fauteuil.
« Je vous aime bien, vraiment. Et puis, au moins, vous ne niez pas votre faute. L'affaire devrait être vite réglée. Un petit conseil de discipline, et on n'en parlera plus. Vite fait, bien fait. Normalement, quelques heures supplémentaires devraient arranger tout ça. Au pire... Bah, n'y pensons-pas. »
L'adjoint toussota. Il y avait de la buée sur ses lunettes qui lui glissaient du nez.
« Heu... Et si jamais c'était le pire ?
_ Non, non, n'y pensons-pas, dit le DG. Héhé.
_ Héhé, tenta l'adjoint. »
Pendant ce temps, l'ordre de mobilisation de la Maréchaussée Céleste remontait lentement les échellons.
1Tape-taupe littéraire. Le premier qui trouve qui est l'espion de Microfulgur gagne le droit de se voir décerner le trophé du Captain Obvious d'or dans la catégorie « Lecteurs de l'ancienne version du Projet EMGOH »
2Ne t'emballe pas ami militant antidrogue, il ne s'agit que de cookies fabriqués « comme sur les colonies lunaires ». Ca implique de savoir pétrir de la pâte en apesanteur, entres autres. C'est moins facile qu'on ne le pense.
3« Chococash, la céréale du petit courtier libéral ! ». Malheureusement, on peut craindre que ce concept audacieux ne reste pas dans les mémoires pour toujours et à jamais.
27 novembre 2007
Faut pas abuser avec les absences, teh Zali.
Pour me faire pardonner de mon absence prolongée, je voulais mettre une nouvelle vidéo "chapitre noir = trop bien" mais en fait Windows Movie Maker a chié mon montage et je doit tout recommencer parce que ce truc est idiot.
Alors bon à la place de d'ça je vais me contenter de m'excuser et de dire que
1) Sarkozy est décidément très compétent. Uberbon bilan de sécurité.
2) Demain : premier Chapitre du projet EMGOH au format "liseuse-compactible"
3) Si j'ai le temps, chapitre 5.
4) Je sais pas. Vive l'amour et la joie.

Oui, le peut-elle ?
Concours de mots-clés
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blagues sur les lorrains
transformé en super héros mais virtuellement
blog de la bourgeoise nue
réalités démographique des philippines (haha je l'aime celui là)
FAN DES CULOTTES PLASTIQUE
papa schultz lien warez
supermarché huang pantin
coloriage tous les pokemons legendaires
L'on vote pour son favori.
22 novembre 2007
Besoin de Dentifreaks
La flemme m'agite et le temps est assassin. Bon, je pars en week end, ce qui ne contrarie pas mes grands projets de me lancer sur la pente savonneuse de la technologie. Lire sur un blog, on peut dire que ça pue du slip, c'est à peine bon pour lire des cochonneries féminines.
Donc je veux publier, enrichi d'illustrations et de chaispasquoi, des trucs lisible en format e-book. A commencer par le projet EMGOH.
Le problème c'est que j'y connais rien. Un simple pdf fait-il l'affaire ? Peut-on trouver mieux ? Plus pratique ? Plus manipulable ?
En fait, j'ai simplement pour contraintes :
1) Que ca me coute rien
2) Que ca soit facile et gratuit pour les lecteurs
3) Que ça ait la meilleur qualité visuelle possible.
So what ? Je demande l'avis de mes lecteurs les plus experts. Ou de ceux qui interviennent dans des débats sur lesquels ils n'ont aucune connaissance.
20 novembre 2007
PROJET EMGOH CHAPITRE QUATRE
EMGOH.Ep.04.Saison1.torrent
Les Italiens de l'Espace
L'épisode ou on entendra le moins « Everybody Was Kung-Fu Fighting » de tous les épisodes venus ou a venir d'Emgoh.
Le Madol au Fromage serait bientôt à portée de tir de la Terre. Le reste serait une formalité, et Pampa Huzzah se voyait déjà en vacances en train de jouer du banjo avec un autiste. A bord, tous les protocoles d'attaque étaient prêts, et c'est à peine si l'on remarqua une minuscule onde parasite dans un coin du radar.
Aloha Zÿõ ramena le rapport d'activité à son maître qui regardait l'Ancienne Demeure en sirotant un jus de noix de coco.
« Seigneur, regardez donc. Le ciel est dégagé à part cette légère infractuosité.
_ Qu'est-ce donc ? Une mesure quelconque des indigènes ?
_ Non. Nous avons demandé une enquête, mais tout porte à croire qu'il s'agit de pirates. »
*
Guido lança une piécette en l'air, et la réceptionna de sa main pleine de bagues. Il la plaqua sur le dos de son autre main et regarda le résulta.
« Rivercio. Aujourd'hui on attaque les Microfulguriens. »
*
Bob était dans la salle de l'astrolabe, baptisée en raison de sa forme circulaire. Les mains dans le dos, un sourire sur son visage mystérieux, il regardait les adjoints délégués à la défense de l'humanité tenter de trouver une solution à l'approche d'un gigantesque vaisseau vers la Terre, et tenter de le faire sans devoir passer par celui qui, en théorie, donnait les ordres.
Créée dans un contexte assez flou, le Service Municipal de Défense de l'Humanité avait délégué à la ville de Paris la tâche de défendre la Terre contre d'éventuels aliens. Longtemps, les maires de Paris avaient bataillé pour obtenir des crédits pour ce service, mais le Gouvernement du Monde avait invoqué le paradoxe de Fermi1 pour ne pas claquer un fric monstre en rayon laser interplanétaires géants. Puis, petit a petit, la fonction même de maire de Paris avait perdu de sa valeur, dans la mesure ou Paris était une gigantesque Uberopole de dizaines de millions d'habitants dont les différents légats locaux se fichaient bien de ce qui pouvait se passer dans la vieille ville. La fonction de maire, comme le SMDH, étaient devenues symboliques, puis purement folklorique. On y avait nommé Bob un peu pour rire, mais il avait encore quatre années à tirer ici, et la chose était évidente : un vaisseau spatial fondait sur la Terre. On n'avait pour l'accueillir que, métaphoriquement parlant, des lances-pierres.
Le premier adjoint, celui qui transpirait assez pour se tamponner souvent le front avec un mouchoir, essayait désespérément d'obtenir quelque chose de son patron.
« S'il vous plaît, Bob, signez au moins ce document qui nous autorise à recourir à la Maréchaussée Céleste !
_ Oh, cheer up, emo kid. »
L'adjoint pensé à trépigner, mais ce n'était pas correct pour un fonctionnaire de catégorie A, donc il il agita ses doigts boudinés avant de s'essuyer un peu de sueur au coin des lunettes.
« S'il-vous plaît, Bob...
_ Monsieur le maire, cria soudain un des astrophysiciens en baissant sa longue vue2. Coup de chance !
_ Ho, pas plus d'un utilisateur à la fois, dit le maire en regardant son adjoint et le scientifuque. »
Les deux Parisiens se regardèrent et haussèrent les épaules.
« Heu... Bref. Quelque chose vient de se mettre en travers de la route des envahisseurs. C'est petit, mais... Heu... (il cherchait une formule simple) c'est cool.
_ DO WANT ! » Cria Bob, tout joyeux.
*
Ordoncques, Tania Chang avait accepté de sortir avec Ezop Kzyazky. Devant toute une foule de courtisans abasourdis. Qui, en l'occurrence se taisaient, en se curant les oreilles pour les plus démonstratifs d'entre eux.
« Oh-wow, ça craint » finit par lâcher l'un d'entre eux.
Ce commentaire déclencha les murmures, plus ou moins estomaqués. Ezop ne les entendait pas, ses oreilles venant, à la suite du choc de la nouvelle, d'illustrer le parallèle folklorique entre les cochonneries de slip et la surdité passagère.
« Viens ce soir au Bar LeDuk dans ton plus beau costume. A huit heures tapantes. J'aime les hommes en uniforme.
_ Heu... Ouais ? »
Ezop, après cette réplique épique, s'éloigna lentement, écartant devant lui les eaux défiantes de la foule lycéenne. Il était choqué et avançait un peu au hasard. Il ne fut réorienté de sa marche droit vers les murs que par Lilly qui l'intercepta et le prit par le bras, le traînant en cours.
L'après midi passa à la vitesse d'un temps parallèle tordu, à la fois très vite et de manière absolument statique. Toujours est-il que quand la sonnerie retentit, soulignant la fin de la journée, Ezop jaillit hors du lycée Puma VII a la vitesse de l'éclair. A la sortie, il fut harponé par les auras gluantes de Gontran et Adalbert, ses deux compères de misère. Ils lui posèrent un certain nombre de questions relatives à Tania, dont aucune ne mérite d'être retranscrite ici dans la mesure ou cette histoire doit rester tout public. En substance, de toutes manières, la réponse d'Ezop fut à peu près la suivante : “laissez-moi donc, duo de primates dégénéré, retournez croupir dans votre néant, je m'extirpe de votre classe sociale pour m'envoler vers un horizon de sexe, de relations sociales, de popularité, de gloire et de sexe.”
Gontran retourna immédiatement chez lui non sans avoir acheté au préalable un livre intitulé “le vaudou par les légumes”. Il prit dans sa collection quelques légumes séchés3, constitua une statuette végétale à l'effigie de son ami et y planta des clous en hurlant « pends-toi avec ta serviette de bain ! ».
Adalbert, moins extrême de caractère, peut-être, rentra chez lui avec l'intention de devenir lui aussi un homme respectable. Il renonça après un abdominal, et décida qu'il deviendrait riche en programmant des jeux de drague, ce qui lui apporterait probablement des femmes par paquet de douze.
Ezop, près de l'arrêt du bus, rencontra quand a lui Amédée l'Ringard. Armé d'un haut-parleur, il essayait de convaincre les passants de rejoindre son projet d'atelier de poterie et macramé. Il avait avec lui ses deux premières recrutes, un type qui avait une assiette en carton collée sur le visage et une fille de seconde avec des lunettes épaisses comme des vitraux de cathédrale. Quand Ezop passa à côté de lui en l'ignorant fièrement, Amédée lui adressa tout de même la parole, pas rancunier pour deux sous.
« Ehy, Ezop, il paraît que tu... » voyant Ezop se tordre de douleur au sol, les oreilles en sang, il coupa son haut parleur. « excuse-moi. Je disais : il paraît que tu vas sortir avec Tania Chang ?
_ Haha ouais, gémit Ezop en se relevant, désorienté par la perte de ses tympans. Ca t'en bouche un sacré coin, hein l'ringard ? Jaloux, hein ?
_ Ah ? Non je m'en fous. J'ai une copine, tu sais. Elle élève des morues au nord de l'Islande en Erasmus. C'est un peu cher de prendre la navette spatiale pour faire le voyage le week-end, mais normalement l'an prochain je devrais avoir une bourse d'étude pour aller à Pjtrölfjndkr la rejoindre.
_ Ca ressemble a une histoire inventée par un geek désespéré.
_ Crois ce que tu veux. »
*
Elín Vilhjálmsdóttir éternua. Une morue sursauta de surprise. Otto, qui cultivait des melons de l'autre côté de la serre, se retourna vers elle en lui demandant si tout allait bien. Elle répondit que oui. Enfin bref.
*
« Ce que je voulais te dire, enchaîna Amédée, c'est que le coup de Tania qui t'invites, c'est super louche.
_ Peuh, elle a accepté de sortir avec moi, le fier Ezop ! J'vois pas en quoi ça serait bizarre.
_ Même avec un poil de recul ?
_ T'es bien jaloux, comme les autres, fanfaronna-t-il. Allez, laisses-moi tranquille, je suis le héros du jour et puis c'est tout ! »
Il prit son bus en siflottant une marche triomphale. Amédée haussa les épaules. Le petit gars avec l'assiette collée sur le visage se mit ses mains dans le dos.
« Il m'a l'air bien parti pour se faire entuber en beauté.
_ C'est vraisemblable, Jean-Brun. Il serait plus a l'aise dans une groupe équilibré et sain comme le notre. »
La fille aux lunettes télescopique fondit brutalement en larmes.
« Bouh-ouin ! Grazibelle-chan ne savait pas qu'Amédée-Sama avait une promise ! »
Amédée oublia Ezop, il avait ses propres soucis à gérer.
*
Le Madol au Fromage envoya une nouvelle sommation.
« Veillez vous identifier, sous peine d'être considérés comme des éléments hostiles. Nous serions alors obligés de vous considérer comme ne relevant pas des lois Microfulguriennes. »
En théorie, absolument tout relevait des lois Microfulguriennes. Les Microfulguriens considéraient l'Univers comme totalement à eux, ou en position de bientôt l'être. La plupart des gens qui n'étaient pas sous leur domination le seraient un jour, et les lois de Microfulgur étaient préactives. La pire peine encourue par un civil dans l'Empire était un stage de perfectionnement de la citoyenneté. La pire peine encourue par un militaire était le transfert dans un univers parallèle opulent pour y vivre hors de l'empire a perpétuité sans avoir la possibilité ni l'envie d'y revenir. Mais dans certains cas très précis, comme celui, très rare, ou après somation, quelqu'un s'amusait encore à attaquer un vaisseau de la flotte, une dérogation était accordée, qui plaçait les malveillants hors de la juridiction impériale.
Cette fois-ci, le vaisseau pirate répondit au message.
« Ici Guido Arezzo. Je commande la troupe des Italiens de l'Espace. Et aujourd'hui, c'est vous qu'on va rapiner, les amis... »
Tout mouvement de masse conduit à une proportion infime d'aberrations statistiques laissées de côté par les scientifiques sérieux. Néanmoins, ces aberrations n'en existent pas moins. Au vingtième siècle, des millions d'Italiens ont quitté leur terre natale pour aller travailler en France, en Belgique aux USA ou en Amérique du sud. Quelques-uns au Canada, et ce qui restait représentait des destinations diverses. La plus petite portion du camembert dont personne ne se soucie jamais. Dans cette portion, on a vu quelques départs pour l'URSS, pour la Mongolie ou pour la Vanuatu. Et dans ce pourcentage négligeable, un pourcentage encore plus négligeable constituait une aberration statistique. Le « autres » de la case « autre ». Ainsi, quelques Italiens ont fini en enfer, dans des plans parallèles, dans des pays connus pour ne pas exister. Et quatre d'entre eux ont fini dans l'espace. Les Italiens de l'Espace eurent une descendance qui eut une descendance. Quelques siècles plus tard, on pouvait encore trouver ça et là quelques représentants de cette erreur mathématique qui, faute d'être prise en considération dans les calculs avait pris un malin plaisir à exister.
Et a survivre majoritairement d'actions peu reluisantes, ce qui n'était guère surprenant pour quatre terriens perdus dans un grand univers hostile dont ils ne comprenait rien. Quand on vous accusait de ne pas maîtriser la vitesse de la lumière, les warp zones ou de ne pas savoir replier ce que les plutoniens qualifiaient « d'indécents tentacules opposables », on avait vite fait de sombrer dans la criminalité la plus noire.
Ceci dit, Guido Arezzo ne voulait pas attaquer des cibles non désignées par Dieu. Il tirait donc toujours ses objectifs à pile ou face.4 Il savait bien qu'entre piller « le machin bleu » (ils avaient un peu oublié ce qu'était la Terre au fil des siècles) et les Microfulguriens, le risque n'était pas le même. Mais le destin, c'était le destin.
Guido lissa son costume a rayure et désigna le vaisseau droit devant lui.
« Primo, Maria, Giuseppe, a vos postes de combat ! Italiens de l'Espace, pour la Madone, l'asti et le tutti quanti, en avant ! »
Une ogive sortit du Madol au Fromage, percuta le vaisseau des Italiens et l'envoya dans une autre dimension. Tout le système solaire rayonna.
*
Dans l'astrolabe, le silence était retombé. Tout le monde avait vu l'explosion. Puis tout le monde avait vu que le vaisseau inconnu avait disparu. Il était évident, vu la brièveté du combat, que le vaisseau qui approchait à vitesse inquiétante de la Terre n'avait même pas sorti la grosse artillerie. L'adjoint de Bob finit par rompre le silence.
« On... On n'a aucune chance.
_ O RLY » soupira Bob, énigmatique.
L'adjoint regarda la feuille qui autorisait le recours à la Maréchaussée Céleste. Puis il regarda le maire de paris en train de marmonner quelque chose à propos de piscines fermées. Et le radar qui stipulait que le vaisseau ennemi recommençait à avancer.
Il signa la feuille en imitant la signature du maire, non sans suer. Puis il s'éclipsa discrètement de la salle.
*
A dix-sept heures, Ezop et Lilly arpentaient les rayons froids du Costarchic Troopers, un magasin de hard discout de produit vestimentaires de luxe5. Après avoir essayé la moitié du magasin, et usé la patience de plusieurs vendeuses automates, il avait fini par opter, malgré les conseils prudents de sa meilleure amie, pour un haut de forme violet, une veste a carreaux ocre et caramel et un noeud papillon rouge-infection.
Usée a 50% par l'ennui, a 50% par sa jalousie d'être doublée par une traînée comme Tania Chang et encore à quelques % de trop par son rôle tout a fait secondaire dans les évènements qui semblaient se dérouler dans la vie d'Ezop, elle finit par valider cette tenue.
« Ouais ouais t'es absolument superbe, Zozo, soupira t-elle. De toutes façons c'est le mieux que tu auras dans tes moyens. Dis, tu crois pas que tu t'emballes un peu vite avec toute cette histoire, ajouta-t-elle en le voyant essayer un monocle.
_ Mais enfin, Lilly, Tania est désormais ma Petite amie, il faut que je sois à la hauteur.
_ Moi ce que je trouve bizarre c'est qu'elle t'aie invité dans un bar de troisième et qu'elle te demande quand même de te ramener en costume.
_ Mais non, mais non, ne sois pas aigrie parce que ma journée est merveilleuse et que la tienne a été toute grise, fanfaronna le geek. Allez, je prends le tout. »
Il se précipita à la caisse, demandant à tout payer en le gardant sur lui, ce qui provoqua un soupir résigna de la part de l'androïde qui faisait office de caissière. Même en mettant sa propre frustration de côté, Lilly n'arrivait pas à se réjouir de tout ça. En tant que personnage banal sans grand trait de caractère marqué, la possibilité trop faible que Tania accepte l'amour d'Ezop ne rentrait pas dans le champ des possibilités que son cerveau banal était capable de valider.
Elle escorta son ami jusqu'au Bar LeDuk, passablement crapoteux, avant de le laisser à son rendez-vous galant.
« Bon ben raconte moi comment ça s'est passé... »
Ezop entra dans le bar pour faire face à son destin.
A suivre... ?
*
Pirater les télévisions de la Terre ne fut qu'une formalité, un peu comme d'arracher un livre à un bébé pour gribouiller dessus. En quelques siècles, la Terre avait certes un peu progressé, rajouté de la 3D, de la haute définition, de l'interactivité et du droit de faire exploser un animateur en direct avec assez de votes, mais in fine, la télé restait la télé comme la table restait la table. On avait certes un peu amélioré la table au fur et à mesure de l'histoire humaine (lui mettre des pieds, la distinguant ainsi de la simple planche, la rendre pliable ou dépliable...). Pour des esprits aussi évolués que les esprits du peuple de Microfulgur, la communication par la télé ou le net, même le net 40.0, était a peu près aussi évoluée et facile à interrompre que des couinements de lemmings.
Le visage tranquille de Pampa Huzzah apparut donc sur tous les écrans du monde, dont le Bar LeDuk n'était par ailleurs pas pourvu. Mais la salle de l'astrolabe, elle, l'était.
« Peuple de l'Ancienne Demeure. Il y a fort longtemps, lassés de la vacuité de la race autochtone, nous, le peuple des Microfulguriens avons quitté cette planète et notre ancienne civilisation de Nan Madol pour partir répandre un ordre plus juste dans le cosmos. Aujourd'hui, nous avons apporté la preuve que notre démarche était la bonne : alors que nous avons rallié la majeure partie de l'Univers et que nous lui avons donné l'opulence et seulement quelques heures de travail facultatif par semaine, vous restez coincés sur Terre et sur quelques colonies spatiales à trimer comme des damnés avec une technologie inférieure. Nous vous apportons aujourd'hui, si vous le voulez bien, la garantie de vous intégrer immédiatement à notre Empire. Enfin, la race humaine sera prospère et heureuse. Comme nos autres peuples, vous pourrez désormais vivre dans la richesse et l'oisiveté. Ceux qui voudront bien travailler recevront en cadeau de leur engagement des planètes paradisiaques privées. Les soins, l'éducation et la culture seront désormais absolument gratuits. Je demande à ce que votre chef confirme sa volonté d'accepter ces conditions. Bien entendu, son improbable refus entraînerait la guerre, mais c'est à peine si nous l'avons envisagé. »
Dans la salle de l'astrolabe, un scientifique se tourna, avec un demi-sourire, vers Bob.
« Bob. J'ai ici un appel du Président du Monde. Il vous demande de confirmer notre reddition. »
Le Maire Très Honoré -de Balzac- de Néo Paris6 prit l'oreillette qu'on lui tendait. La voix un peu aigre du chef théorique de l'humanité, Tchak XXXVIII, se fit entendre.
« Bob. Je suis fatigué aujourd'hui car j'ai passé la nuit à essayer de diviser par zéro.
_ OH SHI-
_ Ne m'interrompez pas, Bob. Je somnolais à l'instant, quand ces extraterrestres ont pris position dans notre orbite. Mais je crois que c'était plutôt positif. Je pense que nous devrions nous rendre. Enfin bon, c'est à vous de choisir ça.
_ France surrender ! Tonna Bob, mécontent.
_ S'agit pas de ça, dit lentement le chef du monde. On n'a aucune chance contre ces trucs.
_ You are a gigantic faggot. Bob does not approve.
_ Mais... s'opposer à eux, c'est de la folie !
_ This is not madness. This is... PAAAAAAAARIIIIIIIIIIIIIIISSSSSSSS »
Les journalistes qui eurent accès à cette conversation durent produire des trésors de style euphémistique pour annoncer à la population que « le Maire de Néo Paris, responsable du Service Municipal de Défense de l'Humanité, refusait le diktat suspect des aliens, et qu'il n'était absolument pas question de se laisser sucrer notre libre arbitre par une race extraterrestre surpuissante au simple motif que la guerre était perdue d'avance et que le sort qu'ils nous réservait était bien meilleur que celui du terrien moyen actuel.
A suivre...?
*
On frappa à la porte de l'adjoint. On entra sans attendre la réponse. L'homme en costume bleu trouva le fonctionnaire en train de se tapoter le front entre une tasse de café et des dossiers d'urbanisme.
« Monsieur ? »
L'homme en costume tendit la main. L'adjoint la serra avec mollesse.
« Je suis Ruprecht Mignola, du service technique. Nous avons un problème avec un arrêté que le maire a signé il y a quelques dizaines de minutes.
_ Ah ?
_ Hm. »
Il lui tendit une feuille.
« C'est bien votre écriture ? »
L'adjoint se tamponna le front avec une insistance plus grande. Ses lunettes glissaient sur son gros nez.
« Monsieur, je crois qu'il va falloir que j'informe le DG du service technique que vous avez falsifié la signature du maire. »
A suivre... ?
1« S'il y avait des aliens ils seraient apparus avant nous et auraient colonisé tout le système spatial. Donc comme on en a jamais vu y'en a pas, eh banane. ». Banane toi-même, t'as jamais pensé que c'était parce qu'ils avaient pas envie de voir ta gueule ? LOL !
2J'ai dit qu'ils étaient fauchés, non ?
3Pour les maniaques, voir chapitres précédents.
4Quelques siècles perdu dans l'espace et quelques générations de consanguinité peuvent assez facilement démolir une conception traditionnelle du christianisme.
5La paupérisation rencontra un beau jour la volonté de rester digne dans le concept de « costume en fibre de vousposezdoncpaslaquestionetachetez »
6Titulature officielle du poste, comme quoi on ne le prenait vraiment pas au sérieux.
19 novembre 2007
Brève de grève
Je ne suis pas forcément un chantre du "médiacaca" qui consiste à dire que la télé c'est le diable vendu, qui a la droite rampante, qui a la gauche au couteau entre les dents. Mais bon, force est de constater que l'uniformisation à marche forcée de tout ce qui ressemble de près ou de loin à une source d'info commence à imprimer des conneries dans la tête des gens.
Ainsi, la "marche anti grève" dont tous les journaux ont parlé en disant qu'elle était sous médiatisée. Déjà tout le monde a plus ou moins balancé le chiffre annoncé par les organisateurs, 5 000 personnes. C'est marrant que personne ne relaye sans aucun recoupement d'information un chiffre annoncé par des organisateurs de manifs. C'est rare, en tout cas, fallait bien le signaler.
Quand aux susnommés organisateurs, rien en réalité de "spontanés rassemblement d'usagers" (j'ai entendu ça a la télé ou a la radio je sais plus), mais l'UNI et Alternative Libérale. L'Uni c'est le synidat le moins représentatif de la branche la moins représentative du syndicalisme (les étudiants). Alternative libérale est un authentique parti libertarien (anarchiste de droite, pour faire court) français qui culmine à 1500 membres et entre 0,5 et 1,3% des voix quand tout va bien.
Rappeller ça, ça serait un minimum déontologique.
Autre truc, le "mythe du pays grèviste" qui nous colle au cul. Je l'dis souvent et maintenant je suis perclus de chiffres grace a un amusant article de Libération.
Donc 1 : En trente ans, le nombre de journées de grève a été divisé par 4. A part ça, on est tout le temps en grève.
Donc 2 : il y a trente trois fois plus d'arrêt maladies que de grèves. ca et les 95% et quelques de retards de train du a l'état lamentable des lignes contre 5% aux grèves dans les transports. A part ça, c'est la grève qui bloque le pays.
Donc 3 : Sur les 18 pays les plus industrialisés du monde, la France est 11ème en terme de journées chomées par habitant. Derrière les fameux pays ou tout va bien comme l'Union de Kalmar ou les USA. A part ça on est les champions du monde de la grève.
Donc 4, là je cite l'article : "Que pouvons-nous en conclure ? Pays le plus faiblement syndicalisé de
l’Union européenne, marqué par un taux de chômage élevé et une
hostilité croissante des médias à l’égard des mouvements sociaux, la
France n’est pas un pays de grévistes."
O RLY ?
YA RLY.
.
Bon, à part ça nous svaons tous que comme a chaque fois qu'un conflit menace de faire baisser sa popularité, Sarkozy baisse son pantalon et jette en l'air des potches qu'il n'a pas, donc, allez on se dépeche Sarko, on jette son argent aux gens pas content. Plus vite, espèce de petit clown mou.
18 novembre 2007
Pub'z
Comme ma coloriste a perdu son crayon (relisez ce que je disais sur les dessinateurs...), faut que je trouve un quelque chose à écrire au milieu de mes révisions.
Bon, déjà : bientôt Emgoh 4, bientôt compactible e-books aussi, grace à mon e-penis, tout ça.
Et je ne peux a part ça que saluer cette initiative : http://samantha-bailly.com/
Enfin voilà, c'est du copinage en attendant que j'ai vraiment le temps de faire un truc construit.
Oh, et encore un truc, si jamais un journaliste passe par là : arrêter d'appeller vos trucs "marche ou grève", même moi je l'ai fait et en fait tout le monde le fait, c'est super lame. Je le regrette beaucoup.
Je devrais essayer de trouver des titres plus drôles comme, je sais pas moi, heu... "Devine qui RAPT ?"
16 novembre 2007
Panacolorishte et reviews.
Bon j'attendais que ma coloriste s'affaire sur la planche 20 de Proctron mais attendre un dessinateur dans les délais c'est comme jongler avec des boules de neige en enfer je suppose.
Des reviews, ça va parler entre autres de GROS NICHONS :
Fraise et Chocolat, de Aurelia Aurita (c'tune bd)

Frederic Boilet est un mangaka français, le seul auquel on ait pas a foutre de guillemets à mangaka. Et il a une copine, et elle dessine. Et elle dessine bien. Certes, Fraise et Chocolat ne parle quasiment exclusivement que de cul, mais le fait d'une façon poétique et touchante. Un must have, un de ces trucs qui donnent confiance en la vie.
Dokuro Chan machin chose (c'est un anime, et j'ai pas envie de retaper tout le titre)
pic semi-related
HAHAHA TURBOLOL'S ! C'est Moe* et gore en même temps hahaha lol kekeke. Pas le genre d'humour auquel je suis sensible. Et les blagues n'ont aucun rapport avec l'histoire.
Elle(s), de Bastien Vivès (BD encore)
Argument : Un loser amorphe suit des lycéennes dans la rue. Il tombe amoureuse de la petite blonde (=salope) et la brune au gros seins gentille (=niaise) tombe amoureuse de lui. A force de faire le stalker, il arrive a s'en faire des amies et a s'incruster dans leur vie. La blonde (=salope) tronche tout ce qui passe et détruit sa vie, pendant ce temps, Renaud (le loser) fout un vent à la brune aux gros seins. Ensuite il engueule la blonde (=salope) et ils finissent ensemble. La brune reste sur le carreau. On en tirera la morale qu'on veut.
Ca se voit que j'ai pas trop aimé ?
Les promesses de l'Ombre, de Cronenberg
Superbe pari réalisé par l'inénarable Cronenberg : réaliser une comédie sur la mafia russe. On rigole de bon coeur devant les accents russes d'acteurs qui ne le sont pas, on se poile franchelment devant les carotides éclatées filmées en gros plan avec une complaisance cocasse, on se bidonne devant la scène de bagarre totalement clownesque entre des tchétchènes et Aragorn dans des bains turcs.
Plus sérieusement : film avec des hauts et des bas.
Hauts : une réalisation impec, un Mortensen impec, une ambiance cradoque impec.
Bas : le dernier tiers du film qui tourne à la comédie burelesque involontaire. Vincent Cassel, qui fait du Vincent Cassel. Encore. La tendance très lourde de Cronenberg a souligner les détails de son scénario, à la sauce "ATTENTION, CE VIEUX MAFIEUX RUSSE EST TRES MECHANT. VOICI SIX OU SEPT SCENES DE SUITE POUR VOUS MONTRER QU'IL EST TRES MECHANT." et autres "LOL, EN FAIT VIGO MORTENSEN EST UN INDIC DE LA POLICE, HEIN !**"
* Pedophi...
** Pas la peine de crier au spoiler, on le comprend a peu près a la dixième minute du film. Je suis même pas certain que c'était caché.
Concours de mot-clés, suite
Chaque jour, élis tion mot préféré en vue d'une finale mensuelle pour se qualifier aux masters des mots clés de merde.
photo de katcheuse nue gratuite
personnalité dentifrice ?
coloriage entre gay nus
en coloriage des meufs
amel bent fait un strip tis
sodomie par un cochon
dentifrice effiace contre l'acne (heu.... Je vote pour ce type)
electrodes sur la bite
bite et sperme gay hall of fame (et pourquoi pas des millésimes aussi ?)
achat brassard nazi
blagues contre les lorrains
coloriage scooter
mademoiselle agnes fake
foto de foutballeurs gais nus
15 novembre 2007
Proctron 19
Pour répondre à Fred : je délaisse paint depuis que Proctron a une COAUTRICE qui prend mes gribouillages pour y mettre de superbes couleurs et un lettrage à faire se pâmer d'envie une bible de jérusalem enluminée.

cliquez dessus, bande d'idiots, c'est pas un microfilm !
Donc maintenant c'est la série de Louve et Zali, mais ne vous inquiétez pas, je garde mes prérogatives sur monsieur I.
On vote pour les mots clés
Elisez votre préféré !
Les nazis et les rouquins
Coloriage du bobobo
"libre de sarkozy"
déguisement dentifrice
AMEL-BENT-NUE
enculés de grévistes
costume de dentifrice
Ainsi que plus de VINGT Sabine Azema nue, j'en déduis que Sabine Azéma a été a pwal y'a pas longtemps.
14 novembre 2007
Gimpnastic
Allez. J'ai un crayon. J'ai installé The Gimp... J'ai aucune raison de pas me remettre à dessiner Proctron. 4 lecteurs me demandent activement de reprendre une fois tous les six mois.... Alors vais m'y remettre...
