Dans la SFFF, on nous parle souvent de rois et de princesses et de trucs du genre, et pourquoi pas hein. Etant attendu que dans de trop nombreux roman le pire gueux est l'élu qui doit régner sur blablabla, c'est normal qu'on nous cause de têtes couronnées. Dans beaucoup de romans, malheureusement c'est un peu la seule classe qui est détaillée.
Or, a moins d'être un vrai maniaque des intrigues de palais, dans un roman, on se frotte inévitablement à d'autres classes sociales, donrt ce qui se fait de moins reluisant dans le genre. Pirates, prisonniers, esclaves, usuriers, caucasian villain et j'en passe, bref ce qui se fait de moins présentable sous le vernis social d'une société. Or, il ne suffit pas d'affubler quelqu'un du statut de pirate pour qu'il acquiert une épaisseur. Qu'est-ce qu'un pirate dans votre monde ? Comment se restaure un pirate ? Qui combat les pirates ? Les pirates sont-ils locaux ou étrangers ?

Récemment, des débats ont dégénérés sur des forums au sujet d'une nouvelle sur l'esclavage (que j'ai pas lue, hein), autour du thème "l'auteur faisait la promo de l'esclavage".
Même si je n'ai pas lu cette nouvelle, je dois bien dire que je pense que bien des insultes (en commençant par "quel monde sans aucune originalité") s'effaceraient si certains auteurs étoffaient un peu leur propos en ce qui concerne tous les aspects de leur société.
Prenons l'esclavage tiens. L'esclavage est une notion relativement vaste, qui a recouvert des réalités plus ou moins abominables selon les époques et les civilisations. Difficile de comparer Epictète avec un pauvre diable déporté des Afriques aux antilles. Mais un seul mot recouvre cette notion : esclave.
Quelque soit l'aspect miteux (en l'occurence le recours à des travailleurs contraints) d'une société, il ne suffit pas qu'il soit nommé pour être compris.

Ca revient toujours à se poser l'éternelle question du monde invisible.
Tout roman à un monde invisible, qui n'est pas nécessairement présent en entier dans le texte, mais que l'auteur doit être assez malin pour suggérer assez pour qu'on se dise que ce monde à une touche perso qui en vaut la peine.

Sinon on peut aussi considérer que chaque ville est composée d'une église, d'un chateau, d'une auberge d'un marchand d'armures, d'un marchand de potions et d'une forge, et que tous les habitants répètent sans arrêt la même chose.

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Allez écouter les Red Elvises, et surtout lire leur bio tout a fait hillarante. Merci a Chaco sans qui je n'aurais pas découvert Six-String Samurai et donc le fabuleux rockabilly soviétique. (t'as vu Chaco t'es sur la première page googleuse quand on fait une recherche sur ce film.)