25 août 2007
Gaudrioles en la très riante Köln et en la fort gironde Düsseldorf
Comme je l'avais promis il y a de cela une semaine (4 notes plus bas), je m'en vais vous conter mes aventures chamarées au pays de la saucisse. A tous ceux qui considèrent l'Allemagne comme une destination fade et déguelasse, j'ai envie de dire inculte... INCULTE !
Après avoir réussi à caser un necessaire de survie en pays germain dans un sac aussi vaste qu'une boite cranienne de troll, j'ai trainé ma flemme Gare du Nord où j'ai retrouvé mes deux compagnonnes de voyages. Nous nous sommes installés de manière a faire chier un maximum de pélerins possible : à savoir en se collant toutes les trois dans un "carré quatre places" qui ne nous était absolument pas réservé.
Et puis de toute manière, si tu viens faire une réclame "je te merde, je viens de la belle France : aïe donteuh eundeurstènd pas la peine de tenter la langue des signes et puis de toute manière je fais semblant de jouer au poker avec mes copines" (such lovely girls, je vous le concède) S'en suivirent alors quatre heures de train à travers vallons, villages et autre Bruxelles jusqu'à Cologne (Köln pour les vrais de vrais).
Une fois sur place, on s'extasie d'un rien telle des jouvencelles en plein New York : oh les jolies boulangeries, oh un individu basané, oh un ChickenBurger à 1 euros, oh l'exhibition innatendue d'un cul pâle comme la lune en plein quai de gare, oh l'enculé de distributeur qui refuse ma carte ELECTRON (lol private joke) und so weiter... Bien entendu, on avait penser à amener une copine profondément chauvine, "sérieux c'est quoi ce pain de PD ? nan mais t'as vu le style du teuton moyen ? et puis c'est quoi toutes ces blondes ?!" Mais pas le temps de se tripoter le patriotisme, notre destination première est Düsseldorf donc re-train.
Après avoir débarqué à D'dorf (t'inquiètes représente tac tac t'as vu) avec nos valises et notre énorme pancarte clignotante "TOURISTES FRANCAISES", nous nous sommes mise en quête de notre hôtel 3 étoiles. Naïves que nous sommes, on s'attendait au grand jeu... et bah que nenni ! Mais en même temps, peu importe, on avait un toit, un petit dej', une salle de bain et les 30 chaines allemandes, dont celles des clips (un régal ! des boys band comme vous ne voudriez plus jamais en voir au troisième millénaire).
S'il fallait choisir un mot pour caractériser Düsseldorf, je me casserais pas le cul, et je vous dirais "ça dépend des endroits". Je vais essayer de ne pas faire des généralités mais, bordel de dieu, ce que les allemands sont calmes ! Pas un klaxon, pas un mot plus haut que les autres et ça, même en centre ville ! Vous avez deja entendu un brouhaha silencieux ? moi oui !
L'essentiel de nos trois jours Düsseldorfois se résume à peu de chose : manger (très bien et pour pas beaucoup d'argent), se balader (dans des pures rues pietonnes pleine d'allemands silencieux, au bord du Rhin scintillant und so weiter) et café (il existe en cette charmante contrée une enseigne "façon Starbucks" mais nettement moins onéreuse et autrement plus bonne : WOYTON ! je vais dès à présent leur vouer un culte et me faire prêtresse du merveilleux Monsieur Woyton et des ces cafés, mokas et chocolats mousseux et totalement orgasismiques).
Le seul bémol a Düsseldorf a été le violent recalage qui nous a été administré à l'entrée d'une boite. Pourtant fringuées telles des reines de Saba en ruth, mes potesses et moi... on s'est faites snobées ! Ok, ok, je viens de souiller pour toujours le sanctuaire du Comeback avec mes histoires de night fever mais bon... Sachez juste que ça fait pas du bien alors qu'on est dans la fleur de l'âge, encore ferme et gironde, de se voir refuser l'entrée d'un lieu plein de musique, de sueur et d'alcool. Ptèt un peu trop jolies pour la videuse aigrie, ou ptèt, qui sait, un chouya trop bronzée ! Ca ne nous a pas empêche de trainer notre flegme jusqu'à un excellent bar à coktail où je me suis faite retourner par un étrange breuvage à base de vodka dans du chocolat chaud... Avis aux amateurs !
Pour ce qui est des jours restants à Cologne, le trio s'est transformé en duo. Un duo perdu, qui a débarqué en ville sans la moindre idée de l'endroit où il allait crêcher !
Le petit moment glauque, ça a été le cyber café. Un batiment sombre, puant sur deux étages... oh quelle riche idée ! vite entrons ! On se fait vendre des cartes par un vieux teuton à moustache et oeil lubrique, on aurait deja du sentir le traquenard. On arrive à l'étage où une petite dizaine de PC ronflent doucement et où le plafond est recouvert de miroir...
Déjà, j'ai du mal à comprendre mais le jour se fait dans mon esprit quand je grille un gus la main de le futal au fond de la salle... Ambiance ! j'avoue que j'ai eu peur un moment que le type se jette sur nous (créatures de rêves en 3D, éffarouchées et chancelantes devant la scène) mais il s'est contenté de remballer le matériel et de partir... Victoire ! s'en est suivi un autre pervers qui voulait absolument regarder son petit porno avec force decibel alors qu'il se trouvait a quinze centimètres de nous.. Glamorous germany ! L'incident à très vite été effacé par la trouvaille d'un hôtel à prix raisonnable à dix minutes du centre, scintillant de 4 étoiles.. et avec sauna ! (on bride l'appareil générateur de fantasmes lesbiens je vous prie !)
Je ne vais pas m'amuser à tout décrire avec minutie mais, il faut aller à Köln : pour les boulangeries über bonnes et pas cher, pour les rue pavées devant les magasins de déguisement, pour la promenade sur le Rhin, pour les immenses boutiques de déco, pour les énormes et delicieuses glaces dans la vieille ville, pour les magasins de cosmétiques au rabais, pour le Mediapark et sa vue panoramique, pour les Strassenbahn (des genres de trams), pour le Dom (la cathédrale qui ressemble au quartier général des Enfers tant elle est noire et malsaine)... En gros hésitez pas à aller visiter ! Et il faut dire que c'est un vrai bonheur de se servir de ces 8 ans d'allemand qui jusque là ne m'avaient servi qu'à remonter ma moyenne au bac et décorer mon CV.
Tout ce que j'ai à regretter c'est la froideur du peuple. Vachement distant, limite impoli, dans le genre je te dévisage jusqu'a que tu fondes où que je me liquéfie. Mon petit bonheur étant d'insulter en français le malotru ou la ribaude qui refusait de décoller ses rétines de moi. Ah, autre regret, je n'ai mangé ni saucisse, ni bu de bière... J'ai pas été très couleur locale sur ce coup là, il est vrai.
Ainsi donc, j'ai rempli ma part du contrat avec plaisir ! en espérant que ma petite histoire vous aura détendu et aura fait passer votre temps !
Amen
Commentaires
Putain, j'ai plus à que pendre pour avoir raté tout ça avec vous.
J'espère que vous avez pris des photos, bordel
(PS : on fait comment pour Laeticia ? C'est mardi soir :D)
Lulu, ce fut fort bien.
Si.
j'ai apprécié la balade. Et j'ai du mal avec l'esprit germanique : en entendant le brouhaha silencieux de Düsseldorf, j'ai retrouvé les parterres fleuris du lycée de Neustadt de mon adolescence. Et les chaleureux teutons de plus de 20 ans qui vont avec. En dessous, au moins, ils étaient mignons et on pouvait coucher.
tu nous refais ça quand tu veux...^^
yeah
la maison est derrière....le monde est....BEAU
désolé j'ai pas pu m'en empecher...
Vrai commentaire sur ton article : trés trés
racourci mais j'ai kiffé quand même!
LUV'
celi.
ZOMFG Celia sur mon blog !
Elle a du laisser des strass partout :D
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