20 février 2007
Les chroniques Kaulatiennes, Chapitre 2 (2/3)
Alleï. La suite du roman d'héroïc fantasy qui va révolutionner etc. haha.
Résumé des épisodes prcédents : Faruto Faruto, demi-elfe, ancien usurpateur, est libéré de prison et se retrouve largué en plein désert. Rejoint par Kard, son ancien compagnon, il parvient à trouver des gens. Ce sont deux géants simplets, mais il ne faut pas en déduire que cete histoire est remplie d'imbéciles. Non mais.
C’était un
village minuscule, presque un hameau, fait tout en pierres blanches, pour les
bâtiments comme pour le sol, dallé de pavés abîmés, manifestement très anciens.
Il ne devait pas y avoir plus d’une quinzaine de foyers dans le village. Les
maisons étaient basses, carrées, toutes semblables, et ramassées autour d’une
place où s’affairaient deux ou trois personnes, et au bout de l’unique rue, on
pouvait voir une petite jetée sur lequel
deux hommes étaient en train de pêcher. Vers l’ouest, un grand gaillard
réparait une barque. Quelques petits autres bateaux étaient échoués. Des filets
traînaient sur le sable.
Arrivés au
sommet de la dune, les deux géants se mirent à la dévaler dans l’autre sens en
criant « Kora, Kora, Kora ! ». Ils s’arrêtèrent devant la
première maison du village et se mirent à sauter en appelant cette fameuse
Kora.
Une jeune
fille sortit quelques instants plus tard, au moment où Faruto et Kard
arrivaient. Le demi-elfe écarquilla les yeux en la voyant émerger de sa maison.
Elle était quasiment nue, à l’exception du même pagne que les deux géants, elle
était incroyablement belle. C’était une fille d’environ vingt ans, rousse aux
yeux bleus, la peau naturellement blanche mais foncée par le soleil. Elle avait
un sourire enjôleur et un regard félin, mais dégageait une impression de candeur
certaine. Elle ne sembla pas vraiment surprise en voyant les deux voyageurs.
Elle n’éprouva pas non plus le besoin de cacher sa poitrine ou d’aller se
changer.
« Ben,
vous avez ramené des copains ? demanda Kora à l’intention des deux géants.
_ Eux
retrouver Bébé Kora, fit fièrement Colga comme si c’était un fait à porter à sa
gloire.
_ Bébé… Oh,
votre petite poupée ? C’est bien, vous avez bien fait de les ramener. Hey,
les étrangers, vous vous êtes perdus ? »
Faruto
était étonné du flegme de la jeune femme. Elle parlait un wistallien
impeccable, sans faire les mêmes fautes que les géants. Faruto s’était attendu
à un sabir étrange, mais après tout, ils étaient sur le territoire de Kaulas et
de l’ancienne Agnarie. C’était toujours la langue officielle, même au fin fond
du désert.
_ Eh bien…
Je viens du bagne de Tantar. On m’a libéré il y a quelques jours.
_ Ha !
Et moi je suis Reine d’Agnarie ! s’esclaffa Kora avec un rire franc. Non,
sans rire, si vous voulez retrouver les caravanes commerciales, nous
pouvons vous prêter un bateau…
_ Mais non,
je viens vraiment de là-bas !
_ Vous êtes
un rigolo, vous ! Depuis vingt ans que j’suis dans ce village, personne a
jamais réussi ! Les gens sont jetés hors de Tantar presque nus et
sans eau ! »
Elle
parlait sans raffinement, mais avec franchise. Faruto sourit, puis Bolga prit
la parole.
« Eux
venir vraiment du désert !
_ Regardez »
fit Faruto en exhibant son avant-bras ou était encore tatoué son matricule »
qui commençait à s’effacer et à pâlir de plus en plus.
Kora
regarda de près le numéro tatoué sur le bras du demi elfe.
« C’est
quoi ce truc ?
_ Un
matricule du bagne. Il s’efface petit à petit, dans quelques mois je n’aurais
plus rien. Mais il est authentique !
_ Je vous
ai dit que personne était jamais revenu vivant de là-bas ! Qu’est-ce que
je sais de ce qui est authentique là-bas ! »
La jeune
fille se gratta l’arrière de la tête puis haussa les épaules.
« Bon,
c’est pas important. Vous avez aidé Bolga et Colga, alors nous vous devons
l’hospitalité. De toutes façons, nous on est des braves gens à Port Loa !
Les gars, faites leur visiter le village, d’acc ? Je vais préparer du thé. Enfin à moins que vous préfériez
du basty ou de la menthe ?
_ Ca m’est
égal, fit Faruto. C’est bien aimable à vous.
_ On va
visiter le village ! » s’écrièrent les deux géants en levant les bras,
extatiques.
Elle rentra
dans sa maison et rabattit le rideau qui servait de porte. Bolga et Colga
emmenèrent les deux voyageurs sur la place du village, quelques mètres plus
loin. Quelques curieux regardèrent les nouveaux habitants quelques instants, avant
de s’en retourner à leurs occupations. Ils avaient tous déjà vu des étrangers,
même si la plupart du temps ils ne venaient pas du désert et n’avaient pas des
accoutrements aussi étranges que celui de Kard. Bolga désigna un petit
monticule de terre au centre de la place.
« Ca
être tombe de Roi Arak creusée par Bolga et Colga ! cria le géant avec un
touchant élan de fierté.
_ Le Roi
Arak ? répéta Faruto. Ca me dit quelque chose…
_ Roi Arak
venir il y a deux ans, ou dix. » il montrait cinq doigts « Lui avoir faim et soif, nous donner à
manger, et puis lui mourir et nous faire tombe ! Il avait château avant.
Dans l’Agnarie.
_ Bien sûr,
s’exclama-t-il. Arak. C’était ce souverain fantoche que les rois Baudde avaient
placé dans le nord du pays pour contrer les indépendantistes. Un pauvre type
qui avait été exilé par Léna. Tout le monde le croyait mort à la guerre.
Etonnant qu’il soit mort ici.
_ Pas tant
que cela, fit une voix de vieillard derrière eux. »
Ils se
retournèrent. Un vieil elfe leur souriait. Faruto s’aperçut que c’était le
premier non-humain qu’il croisait à Port Loa.
« Beaucoup
d’entre nous ont été envoyés dans ce hameau par Léna Galgam durant la Guerre de
sécession en Agnarie ! Avant cette guerre, il n’y avait presque rien ici,
à part Kora et son clan… Et puis, il y a quinze ans, quand Léna Galgam et
ses rebelles ont commencé à avoir de l’influence, elle a commencé à exiler des
gens. Des loyalistes, des espions, des modérés. Des fédéralistes aussi, qui
voulaient un Nord autonome plutôt qu’indépendant… Nous avons abouti ici. Arak
est arrivé quelques années plus tard… Même lui, il était le bienvenu dans notre
petite communauté. D’ailleurs il n’a jamais fait d’histoires… Il paraît qu’il
est haï en Agnarie, qu’il a été trahi de toutes parts, mais ici, il a été
humble. »
Faruto
interrompit ce long discours pour s’enquérir de détails plus concrets.
« Dites-moi,
Kora dirige ce village ?
_ Kora
super chef ! » cria Colga.
Le vieil
elfe opina.
« C’est
juste… Si on peut parler de chef. A vrai dire, quand son père était encore
vivant, nous le considérions tous comme le chef du village. Il avait toujours
mené son clan, et nous a en quelque sort adoptés. Sa fille a logiquement pris
sa suite… Mais vous savez, ce n’est qu’une fonction symbolique, nous n’avons
aucunement besoin de chef dans cette petite communauté utopique.
_
Utopique ? Dans ce désert ?
_ Oui. Nous
avons du poisson de l’eau, quelques cultures, la guerre et les pillages ne sont
pas arrivés jusqu’ici… Notre travail est récompensé et nous nous entendons
bien… C’est une belle harmonie. »
Le
demi-elfe eut un petit rire.
« Et
vous ne vous ennuyez pas ?
_ J’ai
passé l’âge de m’ennuyer, fit le vieil elfe en riant. Mais tout le monde à
assez de travail pour ne pas s’ennuyer.
_ Je
suppose que c’est effectivement une belle forme d’utopie.
_ Ici pas
Utopie, corrigea Colga. Ici Port Loa. »
Il eut un
regard aimable pour géant, puis il regarda la mer.
« Voilà
donc la côte Nord… Nous sommes en hiver. Hors de Tantar, l’eau doit être
glaciale.
_ Nous ne
nous aventurons pas très loin. Il fait toujours chaud par ici.
_ Vraiment
une étrange région. Insolite, dans la tempérée Agnarie.
_ Nous ne
sommes plus en Agnarien mais à Kaulas, d’après les colporteurs. fit le vieil
elfe.
_ Ah, bien
sûr, se reprit Faruto qui se demandait si cela changeait quelque chose.
_ Si j’en
juge par votre accent, vous venez de très loin… Continent Noir, n’est-ce
pas ?
_ Oui.
Amria. »
Le terme de
Continent Noir ne lui plaisait pas plus que cela. Même si dans la bouche du
vieillard, courbé sur sa canne et sans malveillance, cela n’avait rien de
péjoratif. L’elfe fit quelques pas autour de la place. Faruto
l’accompagna, lentement, alors que Kard restait en retrait, devant le monticule
d’Arak. Les géants s’étaient mis à se chamailler gentiment.
« Vous
voulez retourner là-bas ?
_ Je n’ai
nulle part où aller à part Amria.
_ Pourquoi
ne restez-vous pas ici ? »
L’Amrien
resta interdit. Il secoua la tête.
« Je
n’ai pas ma place dans une utopie.
_ Nous y
avons tous notre place, vous comme Arak.
_ Laissez
tomber, je porte la poisse.
L’elfe se
mit à rire, puis montra une belle rangée de dents à Faruto.
« Vous
ne devriez pas être sur les nerfs comme ça vous savez ! Vous perdrez vos
dents, sinon. Regardez comme elles sont belles, les miennes…
_ J’y
songerai. Mais croyez-moi, il ne vaut mieux pas que je reste ici trop
longtemps.
_ Thé
sûrement servi, coupa Bolga qui accourait vers eux.
_ Oui,
allons-y. »
La voix de
Faruto était un peu éteinte. La tension avait repris dans son ventre. Une
sourde crainte…
Prenant
congé du vieillard, ils repartirent vers la maison de Kora. Ce dernier les
apostropha néanmoins, et il pointa Kard de sa canne.
« Je
vous connais ? J’ai la furieuse impression de vous avoir déjà vu…
_ …
_ Il est
muet, intervint Faruto. Ne vous en faites pas, il est très aimable ! »
Le vieil
elfe fit un pas en arrière, puis un éclair de terreur passa sur son visage. Il
se retourna et partit en grommelant
« Je
dois me faire des idées.
_ Prendre
thé ! » rappela Bolga.
A part ça : après mûre réflexion, en ce jour du 26 gueule 134 (cal. pat.) j'ai décidé de présenter ma candidature à l'élection présidentielle de la République Nucléaire Populaire Caucasienne du Bolivazof de 2007 dont le premier tour se tiendra le mardi 3 palotins 134 (cal. pat.)*. Cela ne sera pas facile, puisque le Prince-Président Alexandre Kr III est à la fois dictateur, légsilateur et candidat officiel, et que se présenter à une élection sans être membre ou avalisé membre de la famille Kr est passible d'escamotage du fondement. Néanmoins je m'associe aux nombreux autres candidats d'opposition à cette neuvième réélection d'Alexandre Kr. J'entend notamment travailler en bonne intelligence avec le PAN (Parti Anarchiste Ninja) et la CACA (Confédération Animiste et Communiste Associée), principales forces d'opposition du Bolivazof.

"Bolivazof, je périrai pour et par tes Centrales ! Bismillov !"
Mais qu'est-ce que je raconte...
* Le lecteur attentif aura remarqué que dans le cal.pat. l'élection présidentielle en France comme au Bolivazof se tiendra le jour de la Saint Trolls (vulg dimanche 22 avril). Je n'invente rien.
Commentaires
Je Vote ZALI!
(et j'ai même pas peur, d'abord)
((et on ne m'a pas menacé))
(((et je n'écris pas sous la contrainte d'un canard d'assaut pointé sur ma nuque)))
*coin!* aïe!
Lequel des deux, de Zali ou de Buzuj, me fait le plus rire ?
Votez !
Moi je vote pour le canard !
Ce canard n'est pas inscrit sur les listes électorales.
Nuts.
Alors je vais devoir voter pour Zali !
Zali I'M GAY 4 U ! RLY !
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