03 février 2007
Les chroniques Kaulatiennes, Chapitre 2 (1/3)
Dans les épisodes précédents : Eh ben y'a Faruto qui est sorti eu'd prison et pouf y découv' que son maître l'a abandonné, et ça pue du cul. Alors il marche dans le désert avec son vieil ami Kard et voilà.
Chapitre deux
Port Loa
« Vous
me parlez d’endroit perdu, sans objet, passé ni avenir. Je dis qu’il s’agit de
calomnie, et pour cet endroit je parle d’authenticité »
Sergueï Garlemon, Défense
du Creux Vassalien.
« Beaucoup
de portes sont fermées dans ce palais, avait dit le jeune Faruto au magicien
androgyne.
_ Oui, ne
touche à rien s’il te plaît » avait-il répondu avec un sourire.
Le jeune
Faruto regardait fixement une des deux portes fermées sur le côté du couloir ou
ils patientaient. Ces portes n’avaient rien de spéciales. Elles étaient assez
massives, noires, impeccables. Comme toutes les autres dans le palais.
Pourtant, Faruto ne pouvait en détacher son regard. Il avait regardé le
magicien.
_ C’est
quoi, derrière les portes ?il y a quelque chose là-dedans. Quelque
chose qu’on a pas le droit de voir.
_ Ce sont
les appartements de l’Impératrice-Prophète. On ne doit pas y entrer. Personne
ne peut y entrer.
_
L’Impératrice ? C’est elle votre maîtresse ?
_ Non. Ma
maîtresse se nomme Natto. L’Impératrice-Prophète est… Différente de nous.
_ Elle est
méchante ?
_ Non, elle
n’est pas méchante… Mais des gens ont peur d’elle. Beaucoup de gens.
_ Parce
qu’elle est forte ?
_ Non, non,
elle est très faible…Il s’agit de la Petite Epouse de notre Empereur. Elle sait
aller hors du temps, elle peut lire dans le monde… Les gens ont peur d’elle.
_ Là d’où
je viens, nous n’avions pas peur des gens différents des autres. Mais les gens
forts nous faisaient peur.
Le magicien
ne répondit pas. Il semblait troublé, bien qu’il soit resté à tout moment
neutre et impassible. Soudain, un cri déchirant s’éleva de derrière les portes
closes. Un cri de douleur et de terreur. Le jeune Faruto agrippa la cape du
magicien et se mit à trembler. Il n’avait que trop entendu ce genre de
hurlements.
Les portes
s’ouvrirent lentement, quelques minutes après que les cris aient retenti.
Derrière, dans les appartements de l’Impératrice, tout était noir. Un grand
homme émergea de l’ombre. Il semblait remettre en place un masque. Un masque
souriant. Il salua le magicien et partit sans un mot. Faruto reconnut l’odeur
qu’il dégageait. Cet homme puait le sang et la graisse humaine.
Les portes
se refermèrent. Des pleurs s’élevèrent lentement derrière.
_ Lui, il
n’a pas peur d’elle, dit avec un air triste le magicien.
_ J’ai peur
de lui, répondit Faruto. C’est parce qu’il est différent, lui aussi ?
_ Non. Tu
as peur de lui parce que c’est ce qu’il veut.
Faruto se
réveilla en sursaut. Un mauvais rêve, une fois de plus. Il avait eu le
sentiment de s’être revu, enfant. Mais tout était brouillé dans son esprit. Il
ne se rappelait cette époque, n’avait en souvenir que des choses désagréables
et floues.
Il avait
une impression atroce de danger. Pourtant, rien n’avait changé. Le feu de camp,
le sable à perte de vue, Kard immobile… Tout était parfaitement normal. Le
monde ne changeait pas, où à peine. Mais ce sentiment d’être pris au ventre par
une sourde menace… C’était familier. Cela ne lui plaisait guère.
Il
frissonna et regarda le ciel. Le soleil commençait à se lever. Il prit sa
gourde et but à pleines gorgées (Kard avait apporté de quoi boire des
semaines). Il commençait à se rendre compte de son bonheur d’être vivant. Il
s’en sortait plutôt bien. Abandonné de tous sauf de son meilleur ami, mais il
s’en sortait vivant. Il se releva et regarda son compagnon.
« Kard,
je prévois plein de bonnes choses pour cette journée. »
Le magicien
s’étira sous sa tunique, puis il se leva d’un bond. Il ramassa son sac et
commença à avancer, comme à son habitude. Faruto fit de même, entretenant une
conversation pour deux. Son ami l’écoutait sans réaction, mais avec attention,
le demi-elfe le savait.
Au bout de
quelques heures de marche, ils découvrirent un objet insolite, à demi enterré
dans le sable. Croyant à un nième scorpion, Faruto enfonça sa botte dans la
petite boule noire qui sortait du sable, mais la consistance de l’objet était
toute autre. Il se baissa et tira du sable une poupée de paille peinte en très
mauvais état. Elle représentait une petite fille, même si la composition était
très grossière et l’ensemble en très mauvais état… Comme un très vieux jouet
d’enfant conservé par nostalgie. Bizarre. Cela ne pouvait pas être un vestige
ancien : Tantar n’était plus habité depuis des millénaires. Faruto ramassa
et examina la poupée. Au dos étaient inscrites, dans une mauvaise écriture déjà
à demi effacée, les lettres B et C, dans une écriture de style
pseudo-wistallien.
« Sûrement
les initiales du propriétaire… Ca a du appartenir à un marmot perdu dans le
désert. Nous ne devons plus être très loin de la civilisation,
j’imagine. »
Il empocha
la poupée, puis ils poursuivirent leur route. A peine une demi-heure plus tard,
Faruto crut entendre un cri étouffé par le vent, vers l’Est. Il scruta
l’horizon. Le cri provenait d’un nuage de sable, un peu plus loin.
« T’as
entendu, ça ? »
Kard hocha
la tête. Il fouilla sous sa tunique et sa main gantée finit par en sortir un
œil de verre. Un son étouffé fut marmonné, presque inaudible, par le magicien,
puis il envoya la sphère en l’air. L’œil devint brillant et retomba au sol, la
pupille tournée vers la direction du cri. Un œil de savoir. Faruto allait
toujours de surprises en surprises : cette magie faisait appel à d’autres
plans, et pas seulement aux particules en suspension. C’était une science
occulte extrêmement périlleuse que Kard semblait manier comme si cela était
parfaitement normal.
« Ca
veut dire qu’il y a quelqu’un là-bas ? s’enquit Faruto »
Hochement
de tête positif. Ils se mirent en marche vers cette direction. Quelques
instants plus tard, devant eux, une forme massive émergea du nuage de sable en
crachant. C’était une créature volumineuse, humanoïde, semblant gratter le
sable d’un air désespéré. Il criait, mais pas sur un ton agressif. On aurait
dit un…
« Un
gamin qui a perdu sa poupée… »
Le géant
sauta à quatre pattes et se mit à creuser comme un chien fou. Kard haussa les
épaules. Ils s’approchèrent de la créature.
« Bébé
Kora ! Bébé Kora ! Bébé Kora ! s’écriait le géant sans faire
attention à eux.
_ Dis-moi,
l’ami, fit Faruto, ne serait-ce pas ceci que tu cherches ? »
Il sortit
la poupée de sa poche. La créature se retourna lentement, les yeux emplis de
larme. Il avait les yeux rouges d’avoir versés des larmes et d’avoir été
frottés. Vêtue d’un pagne noir, le géant avait un visage humain, chauve, avec
de volumineux sourcils verts. Il se redressa, et s’avéra encore plus grand que
ne l’avait cru Faruto. Il le dépassait de deux bonnes têtes. Il prit vivement
la poupée des mains de Faruto et la berça entre ses paumes avant de la serrer
comme si c’était un trésor précieux.
« Bébé
Kora ! Etranger a ramené Bébé Kora !
_ Tu
l’avais perdu assez loin d’ici. Dans le désert, loin par là-bas. »
Le géant
regarda la direction d’où ils venaient d’un air bovin. Après quelques instants,
il se mit à taper du pied, soulevant des petits nuages de sable emportés par le
vent.
« Bolga
méchant ! Colga se disputer avec lui, et lui aller jeter Bébé Kora dans
désert très très loin ! Mais lui triste aussi, après, alors aider Colga à
chercher, mais en dessous.
_ En
dessous ? »
Un peu plus
loin, le sable se souleva. Un second géant, exacte réplique du précédent mis à
part les sourcils, qui étaient d’une couleur proche du bleu, venait d’émerger
du sol. Il cracha une pleine bouchée de sable et regarda la poupée contre le
premier géant. Il se précipita vers lui, bousculant Faruto, et prit Colga par
les épaules.
_ Oh !
Colga retrouver Bébé Kora ?
_ Pas
Colga. Etranger retrouver pour nous ! »
Bolga se
retourna vers les deux voyageurs et les serra dans ses bras, tous deux en même
temps. Faruto et Kard furent pris quelques secondes dans un étau infernal.
Après cette étreinte douloureuse, Bolga les gratifia d’une explication de son
cru.
« Bolga
méchant ! Colga se disputer avec lui, alors Bolga colère, et lui aller
jeter Bébé Kora dans désert ! Comme pas vouloir Bébé Kora toute seule, lui
triste aussi et aller aider Colga, mais en dessous. »
Faruto
sourit. Le cœur que mettaient ces deux géants à retrouver cette poupée était
émouvant. Et ils semblaient sympathiques, la sympathie de créatures restées
enfant malgré des corps de titans. Bolga pointa un doigt vers Faruto.
« Moi
Bolga ! Toi quoi ?
_ Faruto
Faruto, et voici Kard.
_ Pourquoi
deux fois Faruto ?
_ C’est
comme ça, répondit Faruto. C’est mon nom. »
Faruto ne
savait pas vraiment pourquoi il était Faruto-le-Double. A Amria, personne ne
lui posait la question.
« Moi
Colga une fois ! fit l’autre. Nous content vous retrouver Bébé Kora. Toute
seule dans le désert, elle triste ! »
Les deux
géants expliquèrent tant bien que mal, en s’interrompant l’un l’autre et en se
répétant beaucoup, qu’ils habitaient dans un petit village à quelques
kilomètres au nord, au bord de la mer. Faruto était étonné d’être déjà arrivé
au littoral, en seulement quelques jours de voyage. Mais bien vite, il sentit
l’odeur très particulière de la mer, mêlée à celle du sable empesé de vent.
Ils les remmenèrent à leur village, qui se trouvait à environ une heure de marche. Il se trouvait derrière une énorme dune, après laquelle se trouvait l’étendue infinie de la mer, qui semblait couper le désert sans prévenir, subitement, et sur une longueur inimaginable. Le littoral. La frontière nord de l’Empire de Kaulas s’étendait devant leurs yeux. L’impitoyable désert aride mourrait dans une mer tiède, qui devenait glaciale à peine quelques kilomètres au large, hors de la zone climatique de Tantar.

Qoui de meiux que d'arccchoer un aiovn a son palfon ?
Humour de MSN part 26/~
(it's so suikodenish !)
Louve Sombrelune says: (naooon, Grémio TT__TT)
Zali/Chiottes says: O RLY ?
Louve Sombrelune says: maheuuuu... T_T, L'est mourru Gremio
Zali/Chiottes says: Ouais, il a fait trop de spore.
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