Faruto avait une très grande confiance en lui, et pensait pouvoir s’en tirer assez facilement. Il savait très bien qu’il ne pouvait pas traverser ce désert, du moins pas à moitié nu avec une couverture encombrante et seulement trois litres d’eau, mais il lui suffisait d’avancer le plus possible en survivant le plus longtemps possible, et on lui viendrait en aide. Il en était convaincu.

Son ancien maître lui avait promis de venir l’aider, si son coup d’état échouait. Il lui avait dit « je viendrais te chercher, où que tu sois. » Et puis il y avait Kard. Son complice, celui qui lui avait lancé le sort de modification, son ami de toujours. Il était toujours libre. Faruto savait très bien qu’il serait là quand il le fallait. Il avait toujours été là.

Il se mit donc en marche, plein d’optimisme. Trois heures plus tard, il se rendit compte que le soleil tapait vraiment très dur. Plus qu’il ne l’avait imaginé. Il se fit un vêtement de sa couverture pour se protéger des impitoyables morsures de l’astre solaire, mais déchanta bien vite : elle était totalement inadaptée, bien trop chaude. Elle semblait faite d’un tissu qui absorbait la chaleur comme un buvard. En deux minutes, Faruto manqua d’étouffer, et dut se débarrasser de cette cape de fortune, qu’il reprit sous son bras. Elle lui serait au moins utile pour la nuit.

Il marcha ainsi toute la journée harassé par la chaleur. Ses cheveux lui collaient dans le dos, et chacun de ses poils devint une plaque urticante. Il vit tomber le soir comme une bénédiction. La température baissa alors rapidement, diminuant de quarante degrés en une heure. Le demi elfe décida de s’arrêter de marcher et d’utiliser sa couverture chauffante… Qui ne chauffait plus grand-chose.

Il s’avérait que cette draperie semblait maudite : elle s’adaptait à la température ambiante ! Et le vent qui soufflait continuellement soulevait un sable de plus en plus froid…

Cette nuit là, Faruto lutta pour ne pas dormir. L’eau de sa gourde gela, puis dégela. Le matin était revenu, ainsi que la canicule. A partir de neuf heures, Tantar redevint une fournaise.

 

Le deuxième jour de marche fut bien plus pénible encore que le premier. Au milieu de la journée, alors que le demi elfe luttait contre la déshydratation, le sommeil et les brûlures il fut attaqué par un gigantesque scorpion noir presque aussi gros que lui.

Il dut pour s’en débarrasser utiliser un de ses sorts les plus puissants, ce qui l’épuisa complètement. Il était un piètre magicien offensif, et regretta amèrement ce sort utilisé de façon inconsidérée. Dans le duo qu’il constituait avec Kard, il était l’épée, et lui la magie. Il n’avait plus l’habitude de se servir d’autre chose que de sa simple force physique pour se battre. Mais face à ce monstre, il n’avait pas eu le choix. Le soir, il était proche de sombrer dans l’inconscience, dans un état d’épuisement extrême, mais ne pouvait toujours pas se permettre de dormir. Le sommeil, c’était la mort.

Il marcha dans le froid pendant des heures, luttant contre le sommeil. Il ne se rendit pas compte, le lendemain, que le soleil s’était relevé, et ne pensa pas à se protéger de temps à autres avec sa maudite couverture. Il s’effondra au milieu de la journée. Il se traîna encore quelques mètres, puis regarda autour de lui. Du sable à perte de vue. Au dessus de lui, des oiseaux aux allures dangereusement charognardes tournaient en hurlant.

Il ferma finalement les yeux, incapable de résister plus longtemps à l’appel du sommeil. Il s’écroula en marchant. Ses genoux s’enfoncèrent dans le sable et il bascula face contre terre.

Il n’oublia pas, avant de s’endormir, de dire adieu à la vie qu’il aimait tant. Et il maudit intérieurement son maître de l’avoir laissé ici. Il avait promis…

 

« Ce n’est pas vraiment mon habitude de ramasser les clochards dans les rues, dit d’un ton égal le magicien androgyne au Jeune Faruto , mais ma chère maîtresse prône les bonnes actions, et… Et puis je sens quelque chose de très spécial en toi ! C’est important, de ne pas laisser dépérir les jeunes talents.

_ Je suis spécial ? répéta d’une voix blanche le jeune Faruto en levant des yeux creusés par la faim vers son sauveur. »

Le jeune vagabond quitta le porche ou il se trouvait. Il tituba en descendant les marches de la maison abandonnée, et commença à suivre l’androgyne. Il avait du mal à se tenir à la hauteur de sa cape rouge. L’androgyne faisait de longs pas.

« Eh bien, répondit-t-il, toujours inexpressif… Je n’en sais vraiment rien. C’est juste une impression… Quand je t’ai vu, je me suis dit : je ne peux pas le laisser mourir de faim. C’est étrange non ? Il y a des millions de misérables, et c’est sur toi que je tombe… Tu as de la chance.

_ J’ai de la chance ?

_ Sans doute… Sans moi tu serais mort. Mais ne me sois pas reconnaissant, remercie plutôt ma maîtresse ! Si elle ne m’avait pas dit de faire attention à ce genre de talents, j’aurais simplement passé mon chemin.

_ C’est quoi la mort ?

_ Hum… »

Le magicien avait prit un air étrange. Comme s’il y réfléchissait au plus profond de lui. Il finit par hausser les épaules.

_ Je ne sais pas ! Je suppose qu’on s’en fait l’idée qu’on nous en donne ! Moi, je pense qu’on se transforme en protéines, mais ce n’est pas très poétique ! J’essaye de mener la meilleur vie possible pour ne pas regretter au moment de ma mort de basculer dans le néant.

_ Dans le néant…

_ Je crois que c’est pour éviter ça que les hommes ont créé des religions…

_ Des religions ?

_ Des croyances en des puissances supérieures. Dans mon cas, je n’en ai pas besoin. J’ai ma maîtresse. »

Et moi ?

 

Le sol était doux et chaud. Plus faim, plus soif. Une sensation de flotter dans une masse cotonneuse. Une envie de dormir d’une grande douceur.

« C’est ça la mort, alors ? » demanda Faruto.

Personne ne lui répondit. Il se redressa légèrement et ouvrit les yeux. Il faisait nuit, de nouveau. Il était enroulé dans une couverture, une vraie cette fois-ci, auprès d’un feu de camp, et derrière, une ombre qui lui évoqua immédiatement son maître. Il avait donc fini par le secourir ; il ne l’avait pas abandonné !

« Maître ! »

Pas de réponse. Faruto s’assit et se rendit compte alors de son erreur. C’était bel et bien une de ses connaissances, mais en aucun cas son maître. Il s’agissait de son ancien camarade, Kard.

Il était comme à son habitude entièrement enveloppé dans une gigantesque robe rouge brodée de signes cabalistiques, et coiffé d’un casque écarlate intégral aux allures étranges, carré et d’une matière rigide et solide sans être métallique, le tout ne laissant pas apparaître la moindre parcelle de peau.  

Il n’avait pas l’air plus causant qu’auparavant. Il n’avait jamais dit le moindre mot à Faruto, ni à personne à sa connaissance. Mais le demi-elfe le considérait tout de même comme son meilleur ami. Il ne savait pas bien pourquoi il s’était attaché à ce magicien silencieux, mais ils formaient un très bon tandem, et il s’était toujours senti en confiance avec lui, sans avoir jamais eu besoin de parler.

Il se rapprocha de son ami et lui tendit la main, qui resta suspendue dans le vide. Derrière son casque opaque, nul ne savait ce qui se passait.

« Toujours aussi aimable, hein Kard ? »

Pas la moindre réponse, ni même de mouvement ne vint rompre le crépitement du feu.

« Alors comme ça, tu m’as secouru ? »

Le magicien haussa les épaules.

« Et le maître ? »

Un hochement de tête négatif vint en retour. Faruto le craignait déjà depuis un moment. Son maître l’avait bel et bien laissé tomber. Il avait du finalement juger que ce n’était pas la peine de s’embarrasser d’un lieutenant qui avait échoué si vite dans sa mission. Mais Faruto n’avait nulle part où aller sans son maître… Il n’aurait pas eu de mal à s’intégrer à une quelconque communauté, comme il l’avait d’ailleurs si bien fait à Tantar, mais il se rendait compte qu’il ne connaissait qu’à peine la société du Continent d’Erpos, ne parlait des langues locales que le Wistallien international et un vague sabir Confélègue, n’avait pas d’argent, pas de statut social… Bref, il n’était pas grand-chose sur ces terres. De plus, il avait failli renverser le pouvoir Agnarien, aussi il ne serait pas très bien vu en Kaulas ou en Agnarie. Certes, il était libre, mais cela ne faisait pas de lui un citoyen dans ces royaumes… Que lui restait-il ? Le Wistallah ? A l’autre bout du continent ?

Faruto poussa un soupir.

« Tu n’as vraiment aucune nouvelle du maître ? »

Kard sortit un rouleau des plis de sa tunique. Un ruban indiquant le nom de Faruto l’entourait. Le demi elfe, reconnaissant l’écriture penchée caractéristique de son maître l’ôta et déplia la lettre, avant de la lire à haute voix pour tenir Kard informé.

« Mon cher Faruto. J’ai appris que tu t’es fait bêtement capturer. C’est dommage. S’ils ne te tuent pas, eh bien je te souhaite de me revenir un de ces jours. Je t’attends. Mais en vertu de la situation, je ne peux pas t’aider, tu devras te débrouiller avec Kard. Au fait, je t’ai remplacé par Zarbel, qui est plus efficace que toi.

Aloïs Gornveal. »

Faruto relut en silence pour être sur d’avoir bien compris.

« Non mais… Ce n’est pas possible ! Kard, dis-moi que c’est une plaisanterie ! »

Kard ne broncha pas…. Mais ce n’était pas le genre du maître de plaisanter, et Faruto le savait. Il avait dégradé Faruto et l’avait laissé se débrouiller seul. Il était livré à lui-même. Le demi-elfe jeta la lettre au sol et cria de rage. Il avait l’impression de voir toute sa vie s’écrouler. Il n’avait plus nulle part où aller.

« Et je fais quoi, moi, maintenant ? Je vais où ? Je n’ai nulle part à part les Terres du Conseil ! »

Kard désigna le nord, puis, du pied, dessina une carte à jouer dans le sable. Le symbole d’Aloïs.

« Retourner voir le maître ? Je crois que son message a été assez clair, il m’a jeté… Si je reviens, je servirais à quoi ? La Terrecarte n’a besoin que de deux Grands Lieutenants. Je sais trop bien le sort qui est réservé aux déchus. »

Le mage rouge balaya la carte à jouer d’un coup sec. Ce message-là était tout aussi clair.

« Me venger ? »

Un hochement de tête positif confirma l’idée. Faruto n’était pas enthousiaste à cette idée.

« Et me venger comment ? Je n’ai pas la moitié de la puissance du petit orteil du maître ! C’est simplement impossible. Et je ne sais même pas si j’ai envie de me venger. Le maître a eu raison de se débarrasser de moi. Après tout, j’ai échoué. Il est bien aimable de t’avoir permis de revenir… »

Kard haussa les épaules. Faruto poussa un soupir. Que pouvait-il faire, au juste ?

« Peut-être… Peut-être que je retournerais là-bas… Je ne sais pas… »

Le mage rouge eut un léger mouvement et son casque s’illumina très légèrement. Faruto devina un sourire. Il retourna s’enrouler dans sa couverture. Avant de dormir, il repensa au rêve qu’il avait fait.

« Kard… Il s’est passé quelque chose pendant que j’étais évanoui… J’ai rêvé de mon passé.

_ …

_ C’était…. C’était étrange. Je me demande vraiment pourquoi, aussi loin que je cherche, j’arrive pas à me rappeler de ce qui s’est passé avant ce jour où on m’a découvert. Et pourquoi tout ce qui s’est passé après est si flou, jusqu’à ce que je te rencontre… J’ai l’impression de ne pas avoir eu de jeunesse.

_ … »

Faruto s’endormit quelques instant après. Kard se retourna, jeta une branche dans le feu et murmura :

« Pas étonnant… »


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