Everytime you kill a painter, God ressurects a kitten.

Les vacances ont particulièrement bien commencées. En fait, elles ont commencé de telle manière à ce que Raffarin, à côté de moi, passe pour avoir un profil de gagnant du loto. Les vacances ont commencé par la réduction de mon espace de vie de 22m² à environ 1m². C’st peu, de vivre dans 1M². Essayez vous verrez, c’est amusant. Ca consiste essentiellement à vivre, manger, cuisiner, pendre son linge, se sécher, travailler sur son lit, au milieu de montagnes de meubles, d’une chaleur substantielle et d’une impression de crasse permanente.

Pourquoi diable, Pourquoi foutrebleu cette réduction d’espace ? For The Win, parce que j’ai fait confiance à des peintres en bâtiments. Ha ha, oui, je sais, c’est ballot de ma part, j’aurais mieux fait de confier mes économies à la famille Corrleone où mon casque à pointe à Zidane.

L’affaire consistait, pour une durée de trois jours, à prendre la totalité des affaires de ma voisine de palier chez moi pour que ces grandes saucisses puissent repeindre les murs. Pétri d’une invraisemblable bonté naturelle, j’acceptais tout volontiers sachant que cette situation devait dans le pire des cas durer trois jours.

Ha ha. Confiance. Dans des peintres en bâtiment. Maintenant que je le dis, ça sonne comme une mauvaise plaisanterie.

A la suite d’un malheureux concours de circonstances totalement lamos que je vous épargne ici, les peintres, dans leur grande acuité intellectuelle, s’empressèrent donc, en lieu et place de l’appartement que j’avais vidé, à repeindre celui d’en face. Pas celui de Mlle Nguyên, d’ailleurs (pour mes lecteurs les plus fidèles), mais celui de la voisine de cette dernière… Quoi qu’à tout rompre on s’en fout absolument totalement. Le bilan est là : eux ils refont l’appart d’en face et moi je suis coincé avec un certain nombre de mètres cubes d’affaires entassées dans mon studio. Ceci dit, le lecteur se dira, me vouant aux limbes, que je suis bien râleur, vivre 5 ou 6 jours de telle manière, ce n’est pas une gageure si impitoyable.

Bande de naïfs. Quand le vendredi midi sonne, déserte le peintre (vieux proverbe gagaouze). A peine fini de repeindre l’appart d’en face, hop, repos vendredical, samedical et dominical. C’est donc seulement le lundi, 6 jours après que j’ai commencé cette vie de talapoint coincé dans un garde meuble (sans même pouvoir me connecter aux Internets. Gneh.) que nos artistes du rouleau se mirent si j’ose dire en branle.

Mais voici donc qu’en lieu et place des deux jours et demie supplémentaires c’est la bagatelle de quasiment quatre jours que ces chiens d’infidèles mirent à barbouiller les murs. Je me disais qu’à ce train là, ils devaient être en train de peintre une reproduction des Montres Molles sur le plafond au dessus de la cuisine. Même pas, juste du blanc tout moche et sans personnalité, un peu comme [j’avais bien un nom mais je suis pas suffisamment certain qu’il ne me lise pas pour tenter l’aventure].

La situation se présenta donc comme suit. Epuisé par une séance d’examens (ouais enfin bon par un oral quoi. J’ai eu mention très bien, ne m’emmerdez pas sinon je brame), et par plus d’une semaine de cette vie de prisonnier de camp de filtration turkmène, je devais néanmoins tout ranger, puis faire mes valises, étant attendu que je partais le lendemain pour passer quelques jours dans la belle ville de Paris, dans l’optique d’aller manger des casse-croûtes avec Oliv et de dormir chez la grand-mère d’un Gothique. Tiens et bien sur, fallait nettoyer tout le merdier

  1. Laissé par les meubles stockés chez moi.

  2. Laissé par les peintres dans l’appart d’à côté.

Je passai donc ma dernière soirée et ma dernière matinée nantaise de la saison 2005-2006 les pieds dans la javel et les cartons de papiers lourds pour tenter tant bien que mal de restituer les 44M² constitué par mon appart et l’autre dans l’état approximatif ou je les avait laissé…


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Conspiration d'ouvrier zombies.

Demain je vous raconterai… MES AVENTURES CHEZ LA GRAND MERE D’UN GOTH.


A part ça : coucou mes petits no life adorés :)
content de voir qu'après 17 jours sans moi vous êtes toujours au rendez vous.
Pour vous récompenser, femmes, voici un bel homme.

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Mais oui, c'est bien lui, The Huntsman

Hommes, voici une cosplayeuse.

cosp
sans desu desous.